Dans le cadre l’ambition gouvernementale visant à moderniser les infrastructures de transport et à renforcer la connectivité pour favoriser le développement, le Vice-primier ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba et Samaila Zubairu, président directeur général d’Africa Finance Corporation (AFC), ont signé un protocole d’accord (MOU), portant sur le financement de l’étude de faisabilité du nouveau tracé du chemin de fer Kinshasa-Banana. La cérémonie a eu lieu à Dubaï, aux Émirats arabes unis.
Selon la partie congolaise, cette étude permettra de déterminer les modalités de développement, de financement, de construction, d’exploitation et de maintenance de cette future ligne ferroviaire.
Depuis mai 2025, le gouvernement a signé un accord similaire avec l’entreprise Zhongshi Wosen Technology Co. LTD. Cette collaboration prévoyait la construction d’une autoroute reliant la cité portuaire de Banana à Kinshasa, en passant par Matadi.
L’infrastructure, longue d’environ 450 Km, comprenant route et ouvrages connexes spécifiés devraient être construits conformément aux technologies modernes en y intégrant des technologies de pointe pour garantir efficacité et durabilité.
Les objectifs principaux de cet ambitieux projet étaient : le raccourcissement de l’Itinéraire et l’optimisation des distances parcourues; l’amélioration de la mobilité et la facilitation du transport des personnes et des marchandises; la modernisation de la route nationale numéro 1 (RN1) et le renforcement des infrastructures pour favoriser les échanges commerciaux.
Alors que le protocole d’accord est conclu pour une durée de 12 mois prévoyait 6 mois pour les études et 6 mois pour sécuriser le financement nécessaire à l’exécution des travaux à partir de la signature du contrat commercial, rien ne s’est passé depuis.
Le représentant de Zhongshi Wosen Technology an mis en avant le potentiel transformateur de cette autoroute sur le plan économique et social.
Le Président Félix Tshisekedi avait lancé les travaux du port le 31 janvier 2022, à Moanda. L’initiative est le fruit d’une convention signée le 11 décembre 2021 entre le gouvernement congolais et DP World pour un investissement total estimé à 1,3 milliard USD.
Selon les prévisions initiales, le chantier devait durer deux ans. La première phase prévoit la construction d’un quai de 600 mètres carrés et de 25 hectares d’espace de stockage, offrant une capacité annuelle de 322 000 conteneurs et de plus de 1,3 million de tonnes de marchandises.
Lors de la visite de la Première ministre Judith Suminwa à Doha en avril 2025, Sultan Ahmed Bin Sulayem, président-directeur général de DP World, a assuré que le port sera opérationnel dès 2026.
À Lire aussi Kongo Central : DP World s’engage à livrer le port en eaux profondes de Banana en 18 à 20 mois
Avec un quai de 700 mètres, une capacité de 450 000 EVP par an et des technologies de dernière génération, le port de Banana renforcera les capacités logistiques et commerciales de la République Démocratique du Congo. Ce projet représente une avancée significative pour le développement économique de la RDC, en améliorant les infrastructures portuaires et en facilitant le commerce.

















































