Le gouvernement central a passé au peigne fin l’ensemble des mesures examinées pour alléger et soutenir les entreprises opérant dans les provinces touchées par l’activisme des groupes armés, particulièrement par la guerre d’agression causée le Rwanda via son supplétif du M23, visiblement déterminé à asphyxier économiquement la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu
L’annonce de ces mesures a eu lieu mercredi 21 août, à l’issue de la traditionnelle réunion du Comité de Conjoncture Économique (CCE) présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.
Selon le ministre de l’Economie, Daniel Mukoko Samba qui a présenté les conclusions d’une commission tarifaire qui a été chargée de proposer des allègements fiscaux et d’autres facilités pour les entreprises et les populations affectées par le conflit, ces mesures concernent la suspension des missions de contrôle sur place pendant 12 mois; la surséance des recouvrements forcés pour les entreprises touchées et des facilités de paiement échelonnées pour les impôts.
Il y a également l’adaptation des horaires d’ouverture des frontières congolaises à celles des frontières ougandaises; l’implication des gouverneurs militaires pour le démantèlement des barrières illégales et la lutte contre les tracasseries administratives.
Ces allègements fiscaux, ainsi que des mesures parafiscales et douanières, seront officialisés par un décret de la Première ministre après un débat en conseil des ministres et concernent les provinces du Nord et Sud-Kivu, du Maniema et la Grande Orientale.
Les allègements fiscaux visent à atténuer les impacts de la guerre sur ce qui reste de leurs activités et de stimuler la production dans les secteurs agricole, industriel, du commerce général, énergétique et des hydrocarbures en vue de résorber le chômage de masse.




















































