La Fédération des Entreprises du Congo (FEC) a salué, le 5 août, les initiatives diplomatiques du Président Tshisekedi et de son gouvernement visant à rétablir la paix et la sécurité dans l’est du pays, en proie à des conflits armés violents depuis près de 30 ans.
Dans un communiqué signé par son président national, Robert Malumba Kalombo, le patronat congolais met en avant les avancées « significatives » résultant de l’accord de paix de Washington, signé le 27 juin entre la RDC et le Rwanda, ainsi que de la déclaration de Doha, signée le 19 juillet entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC-M23.
Selon la FEC, ces initiatives représentent des précurseurs pour la création d’un climat plus propice aux affaires et aux investissements, particulièrement dans l’est du pays.
Auparavant, la FEC avait exprimé ses préoccupations face à la montée des violences liées à l’invasion armée à l’est, redoutant que ces actes ne compromettent la stabilité économique.
Dans un communiqué daté du 4 mars 2025, l’organisation avait déjà dénoncé ces violences, qui plongent les opérateurs économiques dans une situation d’incertitude.
La situation s’est récemment détériorée avec l’attaque de la résidence de Joseph Kazibaziba Maombi, vice-président national de la FEC, à Bukavu, le 31 juillet 2025. Cet incident, qui a affecté des biens privés, illustre les dangers auxquels sont confrontés les entrepreneurs dans cette région instable.
Dans ce contexte, la FEC a exprimé sa solidarité envers Kazibaziba, tout en réaffirmant son engagement à garantir à chaque entrepreneur le droit d’exercer son activité dans un environnement sécurisé. L’organisation a également souligné l’urgence de mettre fin aux hostilités et de restaurer la paix dans cette région pour le bien de l’économie nationale.
« La FEC exprime sa solidarité à Monsieur Joseph Kazibaziba et réaffirme son engagement à défendre, sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo, le droit pour chaque entrepreneur d’exercer son activité dans un environnement sécurisé et respectueux de l’État de droit », indique ce communiqué.
A la suite de l’accord de paix de Washington, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé l’énoncé du Cadre d’intégration économique régionale (CIER), ouvrant la voie au volet économique.
Ce texte, paraphé à Washington grâce à la médiation américaine, englobe divers secteurs tels que l’énergie, les infrastructures, les chaînes d’approvisionnement des minerais, ainsi que la gestion des parcs nationaux et du tourisme. Il engage les deux nations à lutter contre le commerce illicite et à favoriser leur prospérité mutuelle.
Selon le document publié par le département d’État américain, le cadre d’intégration économique régionale, qui sera élaboré dans un accord distinct, vise à garantir que les initiatives économiques respectent la souveraineté et les réglementations de chaque pays.




















































