Talk and fight: c’est vraisemblablement la nouvelle stratégie adoptée par les autorités de la République démocratique du Congo pour faire face à l’activisme de groupes armés locaux et étrangers opérant dans la partie orientale.
Alors que les pourparlers avec la rébellion de l’AFC-M23 se poursuivent dans l’incertitude à Doha sous l’égide de l’Émir du Qatar, le gouvernement congolais s’emploie à renforcer son dispositif sécuritaire pour une riposte vigoureuse. L’objectif : reconquérir l’ensemble des territoires occupés par les rebelles qui, grâce au soutien militaire et logistique de l’armée rwandaise (RDF) ont installé des administrations parallèles dans les zones sous leur contrôle organisant ainsi l’exploitation illicite des minerais.
Selon Africa Intelligence, des sécurocrates congolais négocient un contrat coûteux avec le géant chinois Catic pour acquérir trois drones afin de préparer la contre-offensive de l’armée contre la coalition de groupes armés Alliance Fleuve Congo, dont le M23 est membre, dans l’est du pays.
« 196 millions USD 3 drones « vecteurs » chinois et d’une station de contrôle
Alors que le groupe rebelle M23, supplétif de l’armée rwandaise contrôle Goma et Bukavu, deux principales villes du Nord et Sud-Kivu et poursuit sa progression, le gouvernement congolais multiplie des stratégies sur les plans politique, diplomatique et militaire pour reconquérir les territoires occupés depuis la chute de Bunagana.
Si sur le front diplomatique, Kinshasa a triomphé ( pour l’instant) en convaincant le Conseil de sécurité de l’ONU de voter à l’unanimité, une résolution condamnant l’implication du Rwanda dans la crise dans l’est et exigeant le M23 de se retirer des territoires sous son contrôle, sur le front militaire, néanmoins l’armée semble désorientée.
Afin d’améliorer les performances des opérations militaires, le ministère de la Défense a conclu un marché avec la société chinoise CATIC pour l’acquisition de 3 drones (vecteurs) et d’une station de contrôle.
Dans une lettre confidentielle adressée à la Première ministre, le VPM de la Défense, Guy Muadiamvita avait sollicité en février 2025, 196.084.000 USD ( Cent nonante six millions quatre-vingt-quatre mille dollars américains), hors taxe.
Le patron de la Défense précisait que la Direction générale du contrôle des marchés publics a accordé « l’autorisation spéciale de recourir à la procédure de gré à gré et émis avis de non-objection au projet de contrat à signer avec la société précitée ».
« L’acquisition de ces équipements garantissant une action efficace, pendant les opérations militaires est très importante », avait-il souligné.
Au lendemain de la prise de Goma par le groupe armé antigouvernemental M23 , grande ville de plus d’un million d’habitants, à l’issue d’une offensive éclair de quelques semaines au côté de troupes rwandaises, le président de la République démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi a assuré qu’«une riposte vigoureuse» était en cours dans l’est du pays.
«Une riposte vigoureuse et coordonnée contre ces terroristes et leurs parrains est en cours», a déclaré Félix Tshisekedi dans une allocution retransmise en direct à la télévision nationale.
Plus de trois mois après cette annonce, le rapport de force sur les lignes de front demeure en défaveur des forces armées de la RDC.




















































