Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a validé mercredi 3 juillet, la sixième et dernière revue de l’accord au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) destiné à la RDC d’un montant global de 1,5 milliard de dollars.
L’accord lancé en juillet 2021 a permis le versement immédiat de 224,7 millions de dollars, correspondant à la dernière tranche du plan d’aide.
Globalement, l’institution financière internationale basée à Washington a souligné un « environnement macroéconomique difficile » en RDC, notamment du fait de la crise humanitaire dans l’est du pays, selon son communiqué. Mais, a relevé aussi le FMI, « les autorités ont maintenu une politique macroéconomique prudente », tout en réussissant à améliorer « la mobilisation des recettes domestiques qui demeurent sensibles aux fluctuations des cours internationaux des matières premières ».
Les performances réalisées dans le cadre du programme ont été globalement positives, avec la majorité des objectifs quantitatifs atteints et les réformes clés mises en œuvre, bien qu’à un rythme lent.
En dépit du fait que les perspectives économiques restent favorables, le FMI a rappelé que celles-ci sont sujettes à des « risques significatifs orientés à la baisse ».
Pour préserver cette embellie du secteur économique congolais, le Directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI), Kenji Okamura a recommandé aux autorités congolaises de maintenir les politiques prudentes et un renforcement des efforts de réforme des cadres budgétaires et monétaires, ainsi que de la gouvernance. Les réformes devraient concerner principalement le secteur minier grâce auquel, les bons résultats ont permis à la croissance en RD Congo de rester résiliente.
« Les mesures prises par la banque centrale (BCC) pour resserrer l’orientation de la politique monétaire et atténuer les pressions sur le marché des changes ont contribué à un léger relâchement des tensions inflationnistes. Bien que les perspectives de croissance soient généralement favorables, elles risquent d’être révisées à la baisse en raison du conflit armé persistant dans l’est et des tensions inflationnistes que cause la volatilité des prix du pétrole et des denrées alimentaires », a déclaré Kenji Okamura.
« La RD Congo a réalisé de grands progrès dans le cadre du programme au titre de la FEC, bien que les résultats obtenus au cours de la sixième revue aient été entravés par la persistance des crises sécuritaire et humanitaire, le dérapage budgétaire et les pressions inflationnistes continues. Il est à noter que cette revue marque le premier achèvement réussi par les autorités d’un programme assorti d’un prêt dans la tranche supérieure de crédit. Ce dernier les a aidées à maintenir la stabilité macroéconomique dans un contexte de multiples chocs extérieurs et intérieurs », a-t-il ajouté.
Améliorer la gouvernance dans le secteur minier, le climat des affaires et renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption!
Le directeur général adjoint de cette institution financière du système de Bretton Woods a rappelé aux dirigeants de la RDC, le caractère crucial de faire avancer les réformes visant à améliorer la gouvernance et la transparence, y compris dans le secteur minier, à renforcer les dispositifs de lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, et à améliorer le climat des affaires, pour soutenir le développement du secteur privé et promouvoir une croissance diversifiée, durable et inclusive.
Il est persuadé que le déficit budgétaire intérieur pour 2024 devrait diminuer par rapport à 2023, car la hausse des recettes minières contribuerait à atténuer les pressions exercées par l’augmentation des dépenses et des investissements en matière de sécurité.
A ces réformes s’ajoutent, à moyen terme, une discipline budgétaire soutenue et une évolution progressive vers un cadre budgétaire axé sur les ressources, des réformes ciblées sur le plan de la gestion des finances publiques, y compris la mise en place de contrôles de la chaîne des dépenses, susceptibles de contribuer à réduire la procyclicité des dépenses, à dégager une marge pour l’investissement et les dépenses sociales, à accroître la résilience aux chocs et à renforcer la crédibilité budgétaire.
« Afin d’accroître la résilience extérieure, il est essentiel de poursuivre les efforts en vue de constituer des réserves et de veiller à ce que le taux de change continue d’amortir les chocs », a-t-il conclu.




















































