Un panel d’experts de la société civile a, au cours d’un atelier tenu à Kinshasa, encouragé le gouvernement à maintenir une pression sur les consommateurs finaux des minerais du « sang » issus de l’exploitation illicite dans la partie orientale de la RDC afin qu’ils cessent de s’approvisionner auprès du Rwanda.
Selon ces experts cités par la radio okapi, des quantités considérables de minerais dont le coltan, sont illégalement extraits à Rubaya dans le territoire de Masisi, par le tandem M23-RDF, puis exportés au Rwanda sans respecter les normes ni les mécanismes régissant la certification de ces produits miniers.
Nonobstant, Dieudonné Mushagalusa, coordonateur du panel, fustige l’hypocrisie de la communauté internationale qui exige que la RDC identifie les minerais dès leur extraction tandis que le Rwanda ne le fait qu’au moment de l’exportation.
Il a aussi mis en lumière, la nécessité de contrôler le commerce des minerais, en particulier le coltan, provenant de Rubaya, qui échappe au contrôle du gouvernement congolais depuis la chute de cette importante cité minière.
Qui plus est, Dieudonné Mushagalusa préconise l’importance de faire respecter les instruments juridiques internationaux et régionaux, et propose des sanctions pour les récidivistes.
Entre-temps, le gouvernement est appelé à prendre des mesures pour rendre les villes de l’Est plus attractives économiquement afin de limiter le commerce illicite des minerais.
Dans un communiqué du 08 mai, la ministre des Mines a invité la communauté internationale à imposer un embargo au Rwanda accusé de poursuivre exploitation illicite des minerais à Rubaya en violation des dispositions internationales et régionales en la matière, laissant planer la menace pour la paix et la sécurité internationales et pour la région.
Dans cette optique, le gouvernement congolais encourage les consommateurs finaux des produits miniers d’opter pour un approvisionnement « sain et responsable en substances minérales » alors que le Rwanda est accusé de soutenir la contrebande et l’exploitation illicite des minerais de la filière des « 3T ».
Précédemment, le gouvernement congolais a enjoint à la firme américaine « Apple » de clarifier l’origine des matières premières utilisées dans la fabrication de ses produits dont les smartphones ou les ordinateurs.




















































