La ministre d’État des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a balayé d’un revers de la main les allégations de détournement près de 720 000 dollars américains par mois via un prétendu Comité de Suivi et de Gestion du Stock Stratégique.
Dans une mise au point, son cabinet qualifie ces accusations de « désinformation manifeste » visant à discréditer son engagement envers des réformes initiées dans son secteur.
Selon la même, l’article publié par des médias locaux visent également à créer la méfiance parmi les syndicalistes du secteur.
Le ministère affirme aussi que ces allégations sont « infondées » et s’inscrivent dans une campagne orchestrée contre la ministre, qui a récemment tenu une commission tripartite avec le secrétariat général et le Banc Syndical pour discuter des revendications des agents des Hydrocarbures.
Dans la foulée, le ministère précise que le compte lié à « l’effort de reconstruction et stock stratégique » est un « instrument financier légal et stratégique » destiné à financer des projets d’intérêt national notamment la construction du pipeline Kinshasa–Matadi (estimée à 300 millions USD); l’établissement d’unités de stockage stratégiques pour environ 15 millions USD chacune; la création d’un terminal pétrolier à Sakania (196 millions USD) pour contrer la fraude ainsi que la mise en place d’une base de données nationale pour le secteur pétrolier.
« Ces investissements visent à renforcer la souveraineté énergétique, la sécurité d’approvisionnement et la transparence du secteur », indique le ministère.
Face aux révélations faites, le cabinet de Bandubola insiste sur le fait que le Comité de Suivi est un organe légal et collégial, regroupant près de 84 membres issus de la présidence de la République, de divers ministères et de la société civile.
« Le Comité de suivi existe bel et bien et fonctionne comme un organe collégial de gouvernance. Il regroupe environ 84 membres, comprenant des délégués de la Présidence de la République, de la Primature, des ministères des Hydrocarbures, des Finances, de l’Économie et du Portefeuille, les délégués de ses administrations respectives, des représentants de la profession pétrolière ainsi que des experts indépendants. Ce comité assure des missions techniques en RDC et à l’étranger, dans un cadre réglementé », martèle le cabinet de la ministre des Hydrocarbures.
Qui plus est, la même source révèle que le gouvernement a commandé un audit international auprès de PERENCO REP pour assurer la transparence et la bonne gestion des ressources.
« Les honoraires liés à cet audit sont pris en charge dans le cadre des mécanismes approuvés par le comité de suivi, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance », conclut le cabinet.




















































