Dans le cadre de sa stratégie visant à redonner à la monnaie nationale sa valeur d’antan et à consolider la confiance des consommateurs et des entreprises dans la monnaie nationale, la Banque Centrale du Congo (BCC) a annoncé des mesures strictes à l’encontre des messageries financières et des établissements de paiement électroniques. Ces actions entendent mettre fin aux pratiques qui nuisent à l’utilisation du Franc congolais (CDF) sur l’ensemble du territoire national.
La BCC a révélé que certains services financiers exigent des clients des transferts en devises étrangères tout en refusant de traiter les transactions en Franc congolais.
« Ces pratiques sont contraires aux orientations données et aux dispositions de la réglementation de change en vigueur », a souligné l’institut d’émission.
Selon la réglementation, en effet, le Franc congolais (CDF) est la seule monnaie ayant cours légal dans le pays, et son utilisation est obligatoire pour la fixation et le paiement des biens et services, sauf dérogation expresse.
Pour protéger l’intégrité de la monnaie nationale et promouvoir son usage, la Banque Centrale a brandi des sanctions à l’encontre des contrevenants, conformes aux lois et réglementations en place. Elle a également averti qu’elle durcira ces mesures en cas de récidive.
La Banque Centrale encourage également la population congolaise à signaler toute pratique non conforme à la réglementation.
À cet effet, un guichet a été mis en place au sein de ses services pour traiter rapidement les plaintes et assurer un suivi adéquat.
Depuis 2012, la République Démocratique du Congo a lancé sa stratégie nationale de dédollarisation reposant sur plusieurs actions clés, notamment : la suppression des plafonds administratifs sur les taux d’intérêt pour les dépôts et crédits en CDF, la réduction des réserves obligatoires non rémunérées, l’adoption d’un régime de ciblage de l’inflation, le développement d’un marché monétaire pour les titres publics en monnaie nationale, et l’amélioration de l’efficacité du système de paiement, l’installation des terminaux de paiement électronique (TPE) dans les commerces.
Cependant, selon la Banque mondiale, cette stratégie n’a eu qu’un impact marginal, et les résultats demeurent en deçà des attentes.




















































