Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a présidé le vendredi 14 novembre, la traditionnelle réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au cours de laquelle il a examiné plusieurs questions relatives à la situation du pays.
De la stabilité des institutions provinciales à l’insalubrité à Kinshasa, en passant par la situation humanitaire dans les zones touchées par la guerre, le président de la République a fait preuve de fermeté.
Dans le cadre de sa communication, Félix Tshisekedi a évoqué les résolutions du sommet de Paris, co-organisé par le président Emmanuel Macron et le président du Conseil des ministres togolais, Faure Gnassingbé, concernant la crise humanitaire dans la région des Grands Lacs.
À cet égard, il a annoncé que l’une des décisions importantes prises à Paris concerne la réouverture partielle de l’aéroport de Goma, destinée exclusivement aux vols humanitaires de jour, d’ici la fin de l’année.
Selon le président Tshisekedi, cette mesure est primordiale pour rompre l’isolement des populations, faciliter l’accès des humanitaires et accélérer le cheminement des secours.
Il a également exhorté les ministres concernés, sous la coordination de la Première ministre, à se mobiliser sans tarder. En particulier, le ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo devra veiller à une gestion rigoureuse des financements mobilisés et à leur orientation rapide vers les besoins prioritaires.
Thérèse Kayikwamba, ministre des Affaires étrangères, et Floribert Anzuluni, ministre de l’Intégration régionale, ont été chargés de poursuivre les échanges avec les États partenaires et les organisations internationales afin de finaliser les modalités pratiques des engagements pris à Paris et d’assurer le suivi diplomatique nécessaire.
Par ailleurs, la ministre et l’État ministre des Affaires sociales, Ève Bazaiba a été appelée à préparer, en collaboration avec les partenaires, un plan d’intervention d’urgence visant à renforcer l’assistance aux populations déplacées.
Concernant spécifiquement la réouverture humanitaire de l’aéroport de Goma, le président de la République a formellement instruit les vice-Premiers ministres de l’Intérieur, des Transports et de la Défense de travailler conjointement afin de créer les conditions sécuritaires et logistiques nécessaires.
« Cette coordination devra intégrer les recommandations du CICR, notamment en matière de protection des aéronefs, de circulation des humanitaires et de garanties de sécurité », a souligné Félix Tshisekedi.
A Paris, le président français Emmanuel Macron a annoncé la mobilisation de 1,5 milliard d’euros pour la paix et l’aide humanitaire dans les Grands Lacs.
Cependant, le bémol est la réouverture de l’aéroport de Goma qui est actuellement contrôlé par la rébellion de l’AFC-M23 qui a exprimé son opposition catégorique.




















































