Le gouvernement congolais a rapidement réagi au tollé suscité par la surenchère des prix des produits alimentaires dans des supermarchés majoritairement détenus par des expatriés.
En effet, ces derniers jours, les réseaux sociaux s’enflamment suite aux révélations du mouvement citoyen « Les Consommateurs lésés » concernant le groupe français Carrefour, récemment installé à Kinshasa, capitale de la RDC. Selon cette organisation, ce groupe propose ses articles à des prix exorbitants.
À titre d’exemple, trois pommes sont vendues à 67 000 FC, tandis que le jus de la marque française Innocent est proposé à 64 500 FC, soit près de 23 dollars, alors qu’il coûte à peine 3 euros en France.

Face à cette situation, le Ministère de l’Économie nationale a annoncé le lancement de missions de contrôle dans les supermarchés et grandes surfaces de la ville de Kinshasa. Ces missions, qui dureront 15 jours, visent à garantir le respect de la réglementation sur la fixation des prix.
Dans un communiqué publié ce mardi, le ministère souligne que cette initiative s’inscrit dans le cadre de ses efforts pour collecter des données précises et suivre l’évolution des prix dans le secteur de la distribution. Il insiste sur l’importance d’assurer des pratiques tarifaires équitables et transparentes, afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages.

Invitant les opérateurs économiques à coopérer avec les équipes de contrôle, le ministère appelle également la population à la vigilance et à éviter les généralisations basées sur des cas isolés, qui pourraient ne pas refléter la réalité du marché.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement à assurer une régulation rigoureuse et équitable, dans l’intérêt de tous les consommateurs.
Cette démarche vise non seulement à protéger les consommateurs, mais aussi à instaurer un climat de confiance entre les acteurs du marché et les autorités.




















































