La Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) a décidé de bloquer une somme de 19,9 millions de dollars américains, initialement destinée au lancement des travaux de construction d’une prison à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Cette action fait suite à des soupçons de malversations financières.
Dans une correspondance adressée à la Première ministre, le secrétaire exécutif et premier avocat général près la Cour de cassation, Adler Kisula Betika Yeye, a déclaré qu’un paiement avait été effectué au bénéfice de la Société ZION CONSTRUCTION SARL pour le lancement des travaux. Ce versement a été effectué le 16 avril 2025, sur un compte ouvert un jour auparavant à la RAWBANK.
La CENAREF a exprimé des inquiétudes quant aux conditions entourant cette transaction, qui présente des anomalies, notamment la complexité inhabituelle de son traitement. En conséquence, le 17 avril 2025, le compte a été bloqué pour permettre une vérification approfondie.
« C’est pourquoi, je m’adresse à votre haute autorité pour savoir si le contrat de gré à gré à la base du paiement susvisé a obtenu votre approbation comme le veut le Décret n° 23/12 du 3 mars 2023 portant manuel de procédure des marchés publics, en son article 20 », peut-on dans la correspondance de ce service dont la mission principale est de favoriser le développement d’une économie saine et de réguler les activités économiques en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Selon l’aéroport service de renseignements financiers, le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, a sollicité l’approbation d’un contrat gré à gré signé avec ZION Construction SARL pour des travaux de construction d’un bâtiment pénitentiaire de deux étages, capable d’accueillir 2.000 détenus, pour un coût total supérieur à 39,8 millions de dollars américains.
Dans sa correspondance, la CENAREF demande à la Première ministre si ce contrat a bien reçu son approbation, conformément au Décret n° 23/12 du 3 mars 2023, qui régit les procédures des marchés publics.
Face à ces accusations, le cabinet du ministre Mutamba a dénoncé ce qu’il qualifie de cabale visant à saper les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption. Il a également démenti les allégations selon lesquelles un contrat de 39 millions de dollars aurait été signé, qualifiant la lettre circulant sur la toile d’« imaginaire et fictif ».
Le ministre a annoncé qu’il envisageait des poursuites judiciaires pour diffamation et propagation de fausses rumeurs.




















































