À Kinshasa, une mégapole de près de 18 millions d’habitants, circuler devient de plus en plus difficile. Les tracasseries routières par ci, les embouteillages par là, la mobilité est réduite, les activités économiques paralysées tandis que se déplacer ressemble à un véritable parcours d’athlète.
Afin de remédier à ces embouteillages, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba a récemment annoncé la mise en circulation de 22 taxis fluviaux avec une capacité maximale de transporter jusqu’à 50 000 Kinois par jour entre la commune de Maluku et de la Gombe.
Consécutivement à cette annonce, l’Office national des transports (ONATRA) a lancé en début de semaine, un service de navettes fluviales reliant le Beach Ngobila à la commune périphérique de Maluku.
Le directeur général de l’ONATRA, Martin Lukusa, a indiqué que dans un premier temps, deux grands bateaux [bus fluviaux] de 300 à 400 places chacun, ainsi que 5 canots rapides de 32 places ont été déployés.
La grille tarifaire prévoit le prix du ticket à 5000 francs congolais pour le bateau [2 heures] tandis que pour le même trajet, le ticket revient à 25 dollars américains pour le canot rapide [45 minutes de trajet].
En attendant les téléphériques…
Depuis quelques années, les autorités cherchent des solutions concrètes et efficaces contre les embouteillages qui perturbent la mobilité dans la capitale de la RDC.
En 2023, le gouvernement congolais et la firme turque Milvest avaient signé un contrat d’ingénierie d’approvisionnement et de construction d’un téléphérique à Kinshasa.
Ce projet, dont le lancement était prévu en juillet 2023, visait à soulager la congestion routière à Kinshasa en introduisant une ligne de transport aérien par câble reliant deux gares stratégiques : l’université de Kinshasa dans la commune de Lemba et la station Triangle dans la commune de Mont-Ngafula. Avec une longueur de 2 kilomètres, le téléphérique devait avoir une capacité de transporter quotidiennement 5000 passagers.
Outre la construction des téléphériques, les autorités envisageaient de développer un système de transport en commun qui s’étend sur plus de 300 km de chemin de fer à Kinshasa, avec Métro Kin.
Récemment, le gouvernement a suspendu la circulation alternée sur les routes de Kinshasa, suite à une évaluation approfondie des effets de cette mesure sur la fluidité du trafic dans la capitale.
Les causes des embouteillages sont attachées au comportement des usagers de la route, au non-respect ou l’ignorance du Code de la Route entraînant l’indiscipline dans la circulation routière, les tracasseries par les policiers de la circulation routière et les agents de contrôle du gouvernement provincial.
L’état de délabrement très avancé des chaussées, le mauvais état de la voirie et l’insuffisance des routes principales et secondaires comptent également parmi les causes exogènes de ce phénomène.




















































