Deux jours durant, les experts de la République démocratique du Congo, du Burundi, de COMESA et de la Banque Mondiale ont passé en peigne fin le Projet de Facilitation du commerce et intégration dans la région des Grands-Lacs (PFCIGL).
En toile de fond de cette réunion du comité qui s’est tenue à Kinshasa, la nécessité de faciliter davantage le commerce tranfrontalier dans le cadre de l’accord commercial signé en 2022 entre la RD Congo et le Burundi et ce, en faveur de petits commerçants et de toute la population; mais également accélérer les travaux de construction des infrastructures dont les postes frontières à arrêt unique, marchés et ports financés par la Banque Mondiale le long des frontières de ces deux pays voisins.
« Pendant deux jours, nos experts se sont réunis pour examiner le rapport commercial que nous avons avec le Burundi. Nous tenons à rappeler qu’il existe un rapport commercial entre nous et le Burundi signé en 2022 et qui définie le rapport que nous devons avoir en matière commercial. Dans cette réunion qui a connu la participation de la Banque mondiale et du COMESA (Common Market for Eastern and Southern Africa), nous avions effectivement examiné les modalités de faciliter le commerce entre nous. Comme vous le savez, tous les pays du monde interchangent entre-eux et nous sommes dans plusieurs espaces régionaux mais il est important qu’entre les pays limitrophes, nous définissions les règles qui doivent régir le commerce entre nous pour davantage supprimer toutes les barrières tarifaires et non tarifaires qui empêchent le développement du commerce », a déclaré Julien Paluku.
Pour le compte de la partie congolaise, le ministre du Commerce extérieur a annoncé la signature d’un arrêté portant opérationnalisation du Régime Commercial Simplifié (RECOS).
« Nous sommes heureux qu’au terme de cette première réunion, qu’il y ait des recommandations importantes qui soient formulées et de notre côté nous avons déjà exécuté certaines notamment la signature d’un arrêté portant mise en oeuvre du régime simplifié du commerçant qu’on appelle le RECOS qui va permettre de lever certains obstacles entre nous deux pays. Nous avons également examiné toutes les questions liées à la construction des infrastructures parce que déjà la Banque mondiale nous accompagne dans la construction des infrastructures transfrontalières, qu’il s’agisse des postes à arrêt unique ou même des marchés transfrontalier », a-t-il renchéri.
Afin de promouvoir et de fluidifier le commerce dans la région des Grands-Lacs, le ministre du Commerce Exterieur a demandé aux partenaires d’accélérer l’opération de construction d’infrastructures dans le respect des règles de l’OMC.
« Dans ce cadre, nous tenions à encourager les partenaires à faire davantage parce qu’on n’a pas que ces infrastructures à construire mais nous en avons aussi toutes les frontières pour permettre la fluidité du commerce entre-nous tout en respectant les règles de l’organisation mondiale du commerce qui empêchent que le commerce ne soit pas en même temps un élément qui vienne concurrencer l’activité économique dans un autre pays. Dans le respect de toutes ses règles, nous voulons promouvoir des activités entre nos deux pays », a préconisé Julien Paluku.
De son côté, la ministre burundaise du Commerce, Industrie, Transports et Tourisme, Marie-Chantal Nijimbere a salué les assurances de la RDC en ce qui concerne la série des mesures interdisant l’importation temporaire de quelques produits pour sauvegarder ses industries qui ne concernent pas les produits d’origine burundaise
Pour sa part, la Banque Mondiale, partenaire dans ce projet, a réitéré ses engagements pour accélérer l’exécution de ces différents projets.




















































