En dépit de son potentiel hydrographique impressionnant, la République démocratique du Congo peine à desservir sa population que ce soit en eau potable ou en électricité.
A Pékin, le ministre des Ressources hydrauliques et électricité, Teddy Lwamba a indiqué qu’en dépit du fait que la RDC possède plus de la moitié des eaux douces d’Afrique et 6 % des eaux douces mondiales, le pays n’exploite que 1 330 000 m³/jour, bien en deçà des 3 700 000 m³/jour de la demande actuelle, avec 79 % d’eau de surface et 21 % d’eau souterraine.
C’est dans cette logique qu’il a présenté aux investisseurs lors du forum économique RDC-Chine, les opportunités qu’offre le potentiel hydraulique de la République démocratique du Congo.
D’après le ministre Teddy Lwamba, le potentiel hydroélectrique de la RDC a une capacité impressionnante de 100 000 mégawatts, principalement alimentée par le bassin du fleuve Congo.
Au-delà de cette ressource majeure, il a évoqué d’autres sources d’énergie susceptibles d’intéresser les investisseurs chinois, notamment le photovoltaïque, bénéficiant d’un excellent taux d’ensoleillement, la biomasse couvrant 94 % du territoire, ainsi que les énergies thermique, géothermique, éolienne et nucléaire.
Le ministre Lwamba a révélé que la demande actuelle en électricité s’élève à 5 250 mégawatts, tandis que l’offre globale est de 2 100 MW dont la capacité installée est de 2 800 mégawatts.
Pour le ministre cité par l’ACP, les opportunités dans le secteur minier consistent à couvrir les besoins en électricité estimés à 2 500 mégawatts constituant une grande opportunité. Cependant, parmi les autres opportunités pour les investisseurs chinois, Teddy Lwamba a évoqué la construction de centrales hydroélectriques, l’hybridation des sites hydroélectriques avec du photovoltaïque, le développement de sites photovoltaïques autour des mines, ainsi que l’expansion des réseaux de transport et de communication, avec plusieurs projets à réaliser d’ici 2028.




















































