Le ministre de la Pêche et de l’Élevage, Jean-Pierre Tshimanga Bwana a révélé qu’un lot de bateaux de pêche de 16 et 12 mètres, commandé par le gouvernement, est bloqué en Espagne malgré l’achèvement de leur fabrication.
Selon le ministre, le rapatriement de ces bateaux est entravé par l’absence d’espace pour leur accostage, ainsi que par le manque d’une chaîne de froid complète pour un projet de pêche industrielle.
Parallèlement, Jean-Pierre Tshimanga Bwana a dressé un état des lieux concernant la mise en service de trois bateaux de pêche de 27 mètres et de cinq autres de 8 mètres, actuellement amarrés au port de l’ONATRA à Boma.
Il a expliqué en détail aux membres du gouvernement le rapport des inspections et des contre-expertises réalisées sur ces deux catégories de navires, tant avant qu’après leur rapatriement.
Promesse du Président Tshisekedi, l’acquisition de ces bateaux de pêche industriels s’inscrivait dans un plan visant à réaliser l’autosuffisance alimentaire de la République Démocratique du Congo, en tirant parti de son potentiel halieutique, enrichi par de nombreux cours d’eau et lacs.
Dans ce contexte, lors du 28e Conseil des ministres, le président a demandé au gouvernement de renforcer les compétences administratives et financières du Service national chargé de la gestion des bateaux de pêche commandés par l’État.
Il a également invité le ministre sectoriel à envisager des mesures concrètes d’accompagnement pour l’ONPA (Office national de pêche et aquaculture), afin de garantir la bonne gestion des bateaux récemment commandés par le gouvernement, dont la livraison est imminente.
Les huit bateaux de pêche construits par la société fluviale partenaire des établissements congolais « Yetu » après la signature du contrat conclu en 2023, comprennent cinq unités de 8 mètres et trois chalutiers de 28 mètres et porteront des noms emblématiques des héros nationaux, à savoir: Patrice Emery Lumumba, Simon Kimbangu et Étienne Tshisekedi.
Avec cette acquisition, le gouvernement envisageait de réduire l’importation massive des vivres frais et de contribuer à la diversification de l’économie nationale. Cependant, ces bateaux acquis sont toujours cloués tandis que le pays continue dépendre largement des importations.




















































