La Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un prêt de 155 millions de dollars américains en faveur de la République démocratique du Congo (RDC).
Lors de la signature de l’accord de prêt, le ministre congolais des Finances, Doudou Fwamba a indiqué que ce financement destiné au projet de renforcement de la connectivité au parc agro-industriel de Ngandajika, dans la province de Lomami, constitue le troisième volet du programme de transformation agricole de la RDC.
En plus de l’amélioration des axes Lukalaba–Ngandajika et Nkuadi-Ngandajika-Parc, le projet vise le désenclavement durable de la zone, la réduction des coûts de transport, la fluidification des échanges ainsi que la création d’emplois, notamment en faveur des jeunes et des femmes.
L’argentier du gouvernement Suminwa a également précisé que la connectivité s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, visant à faire du secteur agricole, un levier de diversification économique et de sécurité alimentaire.
« La connectivité est l’enjeu central. Elle conditionne la valorisation durable de notre potentiel agricole et l’intégration effective de nos producteurs aux marchés locaux et régionaux », a affirmé Doudou Fwamba qui souligne que la connectivité représente l’élément structurant de la réussite des investissements déjà engagés en matière de gouvernance et de développement des chaînes de valeur.
En décembre 2025, le conseil d’administration de la BAD évoquait un financement de 160 millions de dollars destiné à améliorer la connectivité autour du Parc agroindustriel de Ngandajika (PAIN), dans la province de Lomami. Le coût total du projet est estimé à 177,16 millions de dollars, le gouvernement congolais apportant le financement complémentaire.
Les travaux ont été lancé le 2 décembre dernier par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Muhindo Nzangi.

Selon la note publiée par la BAD, l’initiative visait à désenclaver le PAIN et à renforcer son intégration aux principaux corridors économiques du centre du pays. Elle prévoit l’aménagement des axes Nkuadi–Ngandajika–PAIN (72 Km) et Lukalaba–Ngandajika (47 Km), ainsi que l’amélioration des liaisons entre la RN1 et la RN2. Le projet inclut également l’extension de la piste de l’aéroport de Mbuji-Mayi, afin de soutenir le fret agro-industriel.
Kinshasa a réaffirmé sa détermination à faire des infrastructures un pilier de la transformation agricole, de la sécurité alimentaire et de la cohésion nationale.




















































