Le gouverneur de la province du Kongo Central, Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, a officiellement lancé les travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Mpioka, à Nkamba.
Ce projet porté par l’Église Kimbanguiste depuis 1989, vise à booster le développement local à travers l’amélioration des infrastructures énergétiques tout en favorisant l’industrialisation de la région.
À son arrivée, le gouverneur a été accueilli par l’autorité spirituelle de l’église Kimbaguiste, Simon Kimbangu Kiangani. Les deux leaders ont échangé sur l’impact prévu de la centrale sur la communauté locale.
Selon le service de presse du gouverneur, ce barrage hydroélectrique devrait desservir non seulement la cité de Nkamba, mais aussi plusieurs villages environnants, fournissant près de 11 KVA.
Pour l’acheminement de l’énergie, le projet intègre un volet transport et transformation de haute précision. Le site sera équipé d’un poste transformateur de départ de 6,6/30 kV (12,6 MVA), relié par une ligne haute tension de 30 kV s’étendant sur 8 km jusqu’à Mbanza-Ngungu. L’arrivée est sécurisée par un transformateur de 30/15 kV (Dyn11) de même capacité, assurant une distribution optimale vers les réseaux locaux et industriels.
« L’électricité produite servira de base à l’implantation d’usines de transformation agricole. Nkamba passera du statut de centre de pèlerinage à celui de véritable poumon économique pour la province », a déclaré le gouverneur Grâce Bilolo.
Ce projet est entièrement financé par les fidèles de l’Église Kimbanguiste qui ont affirmé leur engagement à contribuer non seulement à l’approvisionnement énergétique mais également à la création d’emplois et à l’amélioration des conditions de vie des habitants.
La construction de la centrale hydroélectrique de Mpioka s’inscrit également dans le plan du gouvernement provincial du Kongo Central, dans la quête d’autosuffisance énergétique et de développement durable.
Le lancement des travaux intervient quelques semaines après que le ministre national des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi a évoqué lors d’un conseil des ministres, le développement du site hydroélectrique de Mpioka-Tombe disposant d’un potentiel minimal estimé à 6.450 MW.
Dans sa note, le ministre a affirmé que la mise en valeur permettrait non seulement d’optimiser la gestion hydraulique du fleuve Congo en amont d’Inga et de sécuriser, à terme, la cote d’exploitation du complexe, mais également de répondre à des besoins énergétiques à plus court et moyen terme, avec des délais de réalisation nettement inférieurs à ceux de Grand Inga.
Qui plus est, le développement des aménagements de Mpioka-Tombe devrait répondre à plusieurs enjeux pour la RDC notamment la sécurisation durable de l’approvisionnement électrique de Kinshasa, dont le déficit structurel dépasse actuellement 1.000 MW et continuera de croître ; le soutien à l’industrialisation nationale, notamment dans le Kongo Central et les pôles industriels connectés au réseau Inga ainsi que le positionnement de la RDC comme pilier énergétique régional, capable de répondre à la demande nationale et aux opportunités d’exportation à moyen et long terme.




















































