Lors d’une réunion de haut niveau sur la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs qui s’est tenue à Lomé (Togo), la France a révélé que 850 millions d’euros sur 1,5 milliard d’euros, promis lors d’une précédente conférence à Paris pour la paix et la prospérité dans la région des Grands lacs, ont déjà été décaissés.
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Noel Barrot a soutenu que ces financements visent à offrir des services fondamentaux et à renforcer la protection des civils dans les zones affectées par les violences et les déplacements massifs après les récents affrontements avec le mouvement rebelle M23, soutenu par les forces rwandaises.
« Dans la continuité de la conférence de Paris du 30 octobre 2025 pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs, co-présidée avec le Togo, la France rappelle l’urgence de la crise humanitaire à l’est de la RDC et dans les pays des Grands Lacs. A Lomé, elle a présenté un premier point d’étape sur la tenue des engagements financiers annoncés lors de la conférence de Paris. Sur les 1,5 milliard d’euros annoncés à Paris par 70 Etats et organisations internationales, la totalité des financements humanitaires d’urgence, soit 850 millions d’euros, ont d’ores et déjà été effectivement décaissés », a déclaré Jean-Noël Barrot
En outre, la France a exhorté tous les États et les organisations internationales participants à honorer leurs engagements financiers dans les prochaines semaines, afin de répondre aux besoins essentiels des populations touchées et de renforcer la protection des civils, en particulier dans les zones affectées par les violences et les déplacements.
En outre, la France a rappelé l’importance de lever les entraves humanitaires, notamment à travers la réouverture de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires pour l’acheminement de l’aide.
« La France est prête à contribuer, avec ses partenaires et en lien avec les Nations unies, à l’effort logistique et à la coordination nécessaires à cette fin », a-t-il affirmé.
Selon la ministre des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaïba, la RDC a besoin de 1,4 milliards de dollars américains pour répondre aux besoins humanitaires d’environ 14,9 millions personnes.
« Dans l’ensemble, afin de mener une action humanitaire acceptable, au-delà de 50 %, pour venir en aide à la population congolaise à l’intérieur du pays, nous avions ciblé environ 14,9 millions de Congolais dans le besoin au niveau national. Parmi eux, les plus vulnérables représentaient 7,3 millions de Congolais. Et il nous faut 1,4 milliard de dollars pour leur venir en aide pendant l’année 2026. C’était le 1er décembre, et les conditions reposaient sur l’hypothèse d’une évolution positive vers le processus de paix. Mais aujourd’hui, la situation a dégénéré négativement. Elle s’est aggravée à cause des velléités bellicistes du Rwanda et du M23, et toutes les données ont été bouleversées », a déclaré la Ministre d’État Ève Bazaiba Masudi après une mission humanitaire effectuée au Burundi et en Tanzanie.




















































