Le Mouvement « Sauvons la RDC », initié par l’ancien président de la République, Joseph Kabila, est monté au créneau pour dénoncer l’arrestation d’Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du PPRD, intervenue dans la nuit du samedi au dimanche 18 janvier à son domicile à Kinshasa.
Dans sa réaction, ce mouvement politique d’opposition qualifie cette arrestation de « sanction politique arbitraire » visant l’ancien président de l’Assemblée nationale et vice-président du PPRD.
Selon ce bloc d’opposition, cette arrestation, qualifiée d’« enlèvement », fait suite à son engagement affirmé dans l’opposition et à sa présence lors des cérémonies d’hommage à la mémoire de Patrice Émery Lumumba et de Mzee Laurent-Désiré Kabila.
« Cet acte abject confirme, s’il en était encore besoin, ce qu’est devenue la République démocratique du Congo; l’exact opposé de l’idéal pour lequel ces deux Héros nationaux ont payé de leur vie. Un pays où la liberté n’est plus un droit garanti, mais une faveur octroyée au gré du bon vouloir discrétionnaire d’un pouvoir personnel, et où tout acteur politique ou de la société civile refusant l’allégeance est réduit au statut de prisonnier en sursis », indique un communiqué du Mouvement cosigné notamment par Raymond Tshibanda, Matata Ponyo, Seth Kikuni et autres.
Le mouvement accuse le pouvoir en place de violer les libertés fondamentales et d’instaurer un régime tyrannique en RDC. Il estime également que le pays est devenu « un espace de non-droit, où l’arbitraire est érigé en règle et où toutes les institutions étatiques sont confisquées et mises au service d’un despote ».
Appelant à la libération immédiate de ce membre du bureau politique du Front Commun pour le Congo, le Mouvement « Sauvons la RDC » a exhorté la communauté internationale à faire respecter les droits de l’homme et à garantir la restauration de l’État de droit et des principes démocratiques en RDC.
Arrêté manu militari par les services de sécurité, Aubin Minaku est actuellement détenu par le Conseil National de Cyberdéfense (CNC) pour des faits non encore élucidés.
Membre du cercle restreint du président honoraire Joseph Kabila, récemment condamné à la peine capitale pour haute trahison et crimes de guerre en lien avec le conflit dans l’est du pays, le vice-président du PPRD avait déjà été auditionné par l’auditorat militaire pour des liens présumés avec l’AFC-M23.




















































