Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya a contesté les déclarations de l’archevêque métropolitain de Lubumbashi, Fulgence Muteba, au sujet de l’accord stratégique signé le 4 décembre avec les États-Unis.
Lors d’une homélie célébrant la Nativité du Christ, Mgr Muteba, président de la conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a qualifié cet accord de bradage des ressources naturelles du pays visant à« sauver » le régime au pouvoir.
Le prélat a aussi affirmé que l’accord engageait le Congo à céder ses minerais aux États-Unis pour une période de 99 ans.
En réponse, Patrick Muyaya a dénoncé ces affirmations comme des « contrevérités ».
« Il n’y a ni accord de 99 ans, ni bradage des ressources, ni mention d’aucune mine ou forme de cession de souveraineté dans cet accord », a assuré Muyaya, ajoutant que le texte vise à établir une coopération transparente.
L’État congolais, selon lui, conserve l’intégralité de son pouvoir, y compris le droit de rejeter toute proposition contraire à l’intérêt national.
Accusant l’archevêque de manipulation et désinformation, le porte-parole l’a invité à un discours honnête paraphrasant Éphésiens 4:25 : « Renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres. »
Patrick Muyaya a également critiqué le silence de la CENCO face à l’agression rwandaise dans l’est du pays.
« Il aurait fallu des mots clairs pour condamner les hordes rwandaises et leurs supplétifs qui fauchent chaque jour des milliers de vies de nos compatriotes, y compris les chrétiens catholiques dans les parties sous occupation. Il aurait fallu aussi des mots clairs pour dénoncer l’agression, la tentative d’expansion territoriale sur fond des massacres et du pillage systématique de nos minerais », a argué Patrick Muyaya mettant en avant l’exploitation illicite de Rubaya ayant permis au Rwanda d’accroître ses exportations de coltan de janvier à juin 2025 de 213%.
Patrick Muyaya a exprimé sa volonté de participer à un débat public pour informer la population sur les enjeux et la légitimité de l’accord conclu avec les États-Unis.




















































