Lors d’une réunion au Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis ont réagi au « retrait » annoncé des rebelles du M23, bras armé de l’armée rwandaise (RDF), de la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu.
L’ambassadrice américaine à l’ONU, Jennifer Locetta a souligné que l’engagement pris par le M23 de se retirer d’Uvira est insuffisant.
« Le M23 doit se retirer immédiatement à au moins 75 kilomètres d’Uvira et se conformer à l’intégralité de ses obligations telles que stipulées dans l’accord-cadre », a affirmé la diplomate américaine.
Parallèlement, Washington s’est félicité du renouvellement de la mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC (Monusco) pour une durée supplémentaire d’un an.
Selon l’ambassadrice, cette mission de maintien de la paix est stratégiquement positionnée pour soutenir les efforts du Président américain visant à instaurer la paix dans la région. Toutefois, elle a déploré que les négociations sur le renouvellement du mandat de la Monusco aient été perturbées par les actions du M23 et du Rwanda visant à saboter le processus de paix. Elle a également indiqué que les États-Unis envisageaient d’autres modifications du mandat pour faciliter la mise en œuvre du cadre de Doha.
« Malheureusement, l’avancée du M23, soutenue par les forces de défense rwandaises, et les violations des engagements pris par le M23 dans le cadre de Doha, ont rendu ces modifications impossibles », a-t-elle déclaré en condamnant l’avancée du M23 sur Uvira et le soutien du Rwanda, en violation des accords de Washington.
L’ambassadrice a réaffirmé l’attachement des États-Unis aux accords de Washington et à leurs promesses de paix et de prospérité pour l’est de la RDC, tout en soutenant les efforts en cours dans le cadre du processus de Doha.
« Si le M23 et le Rwanda choisissent de respecter leurs engagements, la Monusco sera en mesure d’appuyer la mise en œuvre des deux processus. La mission est prête à fournir l’assistance logistique nécessaire pour garantir la surveillance et la vérification du cessez-le-feu, par le biais des mécanismes convenus entre le M23 et la RDC. Ce nouveau mandat permettra de renforcer les efforts de démobilisation et de rapatriement des membres des FDLR dans le cadre des actions menées par la Monusco, en assurant leur efficacité », a ajouté la diplomate américaine Jennifer Locetta lors de la réunion du Conseil de sécurité.
« Que les choses soient claires : la Monusco a un rôle clé à jouer, mais la responsabilité d’honorer ses engagements incombe exclusivement aux parties. Si celles-ci s’acquittent de leurs obligations, la Monusco pourra jouer un rôle encore plus significatif, y compris en facilitant la reprise de l’aide humanitaire, essentielle pour la population locale, et en intervenant pour prévenir les violations du cessez-le-feu entre les parties, parmi d’autres tâches critiques », a-t-elle poursuivi.
Les États-Unis prévoient d’évaluer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces engagements en mars.




















































