Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé le 8 décembre dernier devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a souligné les progrès réalisés dans le secteur de l’électricité depuis son accession à la magistrature suprême en 2019.
Dans son allocution, le Chef de l’État a indiqué que le taux d’accès à l’électricité a atteint un record historique de 21,5 %.
« Dans le domaine de l’électricité, notre pays est en train de changer d’échelle. Nous revenons de loin : en 2019, seuls 9 % de nos compatriotes avaient accès à l’énergie électrique. En 2025, ce taux s’établira à 21,5 %, signe d’une accélération sans précédent de l’électrification nationale, la plus rapide de notre histoire », a déclaré le Président.
Selon lui, ce bond s’inscrit dans le cadre du Compact énergétique, colonne vertébrale de la Mission 300.
« Pour la première fois, notre pays dispose d’un cadre unique qui organise investissements et réformes afin d’atteindre 62 % d’accès à l’électricité d’ici 2030, d’accélérer l’accès à des méthodes de cuisson propres, et de mobiliser à grande échelle les financements publics et privés », a-t-il ajouté.
Le Président a salué le rôle et le dynamisme de l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en Milieux Rural et Périurbain (ANSER), qui a mis en service des dizaines d’infrastructures, apportant l’électricité à plus d’un million de Congolaises et de Congolais supplémentaires.
Dans cette dynamique, le Président Tshisekedi a également annoncé que la centrale hydroélectrique de Kakobola sera prochainement mise en activité après que les prérequis techniques et financiers aient été levés.
Concernant la Société Nationale d’Électricité (SNEL), le Chef de l’État a annoncé la remise en service de plusieurs groupes de production, dont le G25 d’Inga II, avec 193 MW récupérés, ce qui représente une puissance supérieure à celle de toute la République Centrafricaine. Cela démontre, selon lui, la puissance énergétique de la RDC et l’ampleur du potentiel encore à valoriser.
« Grâce au partenariat public-privé mis en place, 70 % de cette énergie est destinée à Ivanhoé, qui a financé les travaux pour ses activités minières, tandis que 30 %, soit 55 MW, seront réorientés vers la desserte domestique, ce qui permettra d’alimenter environ 300 000 foyers supplémentaires à Kinshasa », a-t-il indiqué.
De plus, le Président a annoncé que le G24 entamera des travaux d’une durée estimée à 24 mois, avec à la clé 192 MW supplémentaires injectés sur le réseau, dont 100 % reviendront à la commercialisation par la SNEL au bénéfice direct des usagers.
Il a aussi noté le renforcement des réseaux de transport et de distribution de la SNEL, notamment à Maluku, Kinsuka, et Kasumbalesa, ainsi que dans plusieurs provinces, afin d’améliorer la stabilité et la qualité du service.
En outre, des études ont été lancées pour la production locale de panneaux solaires et de batteries, afin de réduire les coûts, structurer une chaîne de valeur nationale, et accélérer notre transition énergétique.
« Enfin, un appui soutenu a été apporté à l’Agence de Développement du projet Grand Inga pour accélérer les préparatifs d’Inga III, en partenariat avec les acteurs tant locaux qu’internationaux », a-t-il martelé.
Félix Tshisekedi s’est engagé à œuvrer pour relever les défis considérables liés à la vétusté des infrastructures, des poches de délestage persistent et à des contraintes financières auxquelles opérateurs publics sont confrontés.
« Pour autant, la trajectoire est désormais sans ambiguïté : l’accès de tous à une énergie fiable, fondée sur nos ressources renouvelables et respectueuse de l’environnement », a-t-il conclu.




















































