En République démocratique du Congo, Bintou Keita n’est plus la représentante du secrétaire général de l’ONU et cheffe de la Monusco. La diplomate a quitté le pays le 30 novembre dernier, après avoir passé quatre ans à la tête de la mission onusienne en RDC.
Alors que la situation sécuritaire et humanitaire reste incertaine dans l’Est du pays, plusieurs observateurs s’interrogent sur le successeur de la diplomate guinéenne. Qui sera le prochain dirigeant de la Monusco ?
À cette question, des sources diplomatiques évoquent deux Américains qui maîtrisent bien les rouages politiques de la RDC. Il s’agit de David Gressly, ancien numéro deux de la mission pendant six ans, et de James Swan, actuellement représentant spécial du secrétaire général en Somalie et ancien ambassadeur des États-Unis en RDC entre 2013 et 2016.
Selon un ancien fonctionnaire onusien qui s’est exprimé auprès d’Eco24 sous couvert d’anonymat, le choix d’un Américain pour ce poste n’est pas anodin.
En effet, l’administration Trump exerce des pressions pour placer un candidat américain à la Monusco, dans un contexte où la RDC et les États-Unis négocient un accord « minerais contre sécurité » depuis plusieurs mois.
Pour l’heure, des dispositions intérimaires ont été mises en place pour assurer la continuité de la direction de la Mission et des responsabilités liées à la sécurité.
Du 1er au 28 décembre 2025, Bruno Lemarquis, Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Coordonnateur résident et Coordonnateur humanitaire, assurera l’intérim en qualité de Chef de Mission et d’agent habilité pour les questions de sécurité.
Par ailleurs, Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général chargée de la Protection et des Opérations, assumera ces fonctions à titre intérimaire à partir du 28 décembre au soir.




















































