Lors de l’ouverture du 7ème sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine à Luanda (Angola), le président de la Commission permanente de l’Union africaine, Mahamoud Ali Youssouf, a appelé à une représentation équitable du continent africain au sein des institutions financières internationales.
« Nous exigeons notre place au Conseil de sécurité des Nations Unies, fondée sur le consensus des États élus. Nous demandons également une représentation équitable dans les instances financières internationales », a-t-il plaidé.
Dans son discours, l’ancien ministre djiboutien des Affaires étrangères a également souligné la nécessité de réviser l’architecture financière internationale afin de réduire le coût du capital et de faciliter l’accès à des financements substantiels.
Pour y parvenir, Mahamoud Ali Youssouf estime que l’Europe doit jouer un rôle central, en raison des liens géographiques et historiques qui unissent les deux continents.
« En effet, au-delà de la proximité géographique, l’Afrique et l’Europe partagent une histoire commune et, surtout, des intérêts multidimensionnels. Nous sommes des partenaires de longue date », a déclaré le président de la Commission permanente de l’Union africaine.
Abordant le contexte de ce sommet axé sur le multilatéralisme, il a insisté sur l’importance de la participation du continent africain en tant que membre à part entière du G20.
« À ce titre, l’Afrique continue d’exiger sa place autour de cette table. Nous sommes désormais membres à part entière du G20. J’aimerais d’ailleurs féliciter l’Afrique du Sud, qui a brillamment défendu les ambitions du continent à Johannesburg il y a quelques jours », a déclaré le président de la Commission permanente de l’UA.
Il a également exprimé la volonté du continent africain de consolider le partenariat UE-UA, à travers le développement de projets structurants dans des domaines tels que les infrastructures, la transition énergétique, et la transformation agro-industrielle.
« L’Afrique compte sur l’Europe pour intensifier les investissements dans ces projets. Les corridors, la transition énergétique et la transformation agro-industrielle doivent être intégrés dans le programme Global Gateway », a-t-il conclu.




















































