Au lendemain de l’adoption par l’Assemblée nationale, du projet de Loi des finances pour l’exercice 2026, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a entamé ce jeudi une mission officielle à Genève ( Suisse) où elle est arrivée dans la nuit du 19 novembre.
Ce déplacement s’inscrit dans une série d’initiatives destinées à promouvoir la transparence et la traçabilité des minerais stratégiques, notamment ceux en provenance de l’Est du pays, épicentre de la contrebande et du trafic illicite des minerais.
Selon la Primature, la cheffe du gouvernement entrevoit de mener des démarches visant à repositionner la RDC « pays-solution », comme un acteur clé sur la scène internationale.
Dans ce cadre, elle entend rencontrer des acheteurs internationaux, des investisseurs et des partenaires au développement dans le but de développer un système de traçabilité efficace, de la mine jusqu’à l’exportation afin d’éradiquer la contrebande des minerais tels que l’étain, le tantale et le tungstène ( 3T).
Cette initiative est en phase avec le Pilier I du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 qui vise non seulement à augmenter les emplois, mais aussi à protéger le pouvoir d’achat grâce à une gestion durable des ressources naturelles.
La délégation congolaise constituée des ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, des Mines, Louis Watum Kabamba et du porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe va également participer à une conférence publique à la Chambre de Commerce, d’Industrie et des Services de Genève (CCIG) autour du thème : « Investissements dans les minerais critiques en Afrique centrale : menace pour la stabilité ou opportunité pour la paix ? ».
Lors de cette activité, Judith Suminwa exposera les réformes en cours pour transformer le secteur minier en un levier de développement durable. Cette plateforme sera également l’occasion de rassurer les acteurs internationaux sur l’engagement de la RDC à garantir un approvisionnement légal et responsable.
Par ailleurs, Judith Suminwa aura l’occasion de rencontrer le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, et de participer à une table ronde avec des entreprises suisses.




















































