La délégation du Fonds monétaire international (FMI) a salué les avancées réalisées par le gouvernement congolais dans le cadre de la gestion des finances publiques. Ces commentaires interviennent à l’issue d’une mission à Kinshasa et dans le Haut-Katanga entamée le 20 octobre dernier, axée sur la deuxième revue de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) et la première revue de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité.
Dans son compte rendu, le chef de la mission du FMI, Calixte Ahokpossi a souligné l’importance de maintenir la viabilité budgétaire tout en garantissant le financement des dépenses sociales et d’investissement prioritaires tandis que pour l’année 2026, le projet de loi de finances repose sur des efforts de rationalisation des dépenses courantes non prioritaires, permettant ainsi de compenser une partie des dépenses exceptionnelles liées à la sécurité.
Pour y parvenir, l’institution financière du système de Bretton Woods a recommandé une kyrielle d’initiatives d’accroissement des recettes budgétaires, dont le déploiement du système de la facturation normalisée de TVA, la poursuite de la suppression des subventions aux carburants dans le secteur minier, et le non-renouvellement de l’exonération de TVA et de droits de douane sur l’importation de produits alimentaires de base dans le contexte de décélération de l’inflation.

Le FMI a également noté des progrès significatifs dans la modernisation de la gestion des finances publiques, notamment l’opérationnalisation de la Direction générale du Trésor (DGTCP), la déconcentration graduelle de l’ordonnancement des dépenses dans les ministères, et la mise en place du compte unique du Trésor (CUT). Ces mesures visent à renforcer la transparence et l’efficacité des finances publiques.
Cependant, le FMI a appelé le gouvernement congolais à maintenir les efforts pour finaliser ces réformes. Malgré des améliorations dans le respect des procédures de dépenses, l’institution a constaté que le recours aux procédures d’urgence reste élevé, en raison de dépenses de sécurité imprévues liées à la persistance des conflits armés.
La mission a encouragé les autorités congolaises à intensifier leurs efforts en matière de mobilisation des recettes intérieures, de gestion des investissements publics et de lutte contre la corruption, en particulier dans le secteur extractif. Ces initiatives sont essentielles pour améliorer l’environnement des affaires et lutter contre l’enrichissement illicite.




















































