Le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité Alimentaire, Muhindo Nzangi a présenté au Conseil des ministres, la stratégie de mise en œuvre de la « revanche du sol sur le sous-sol ».
Soutenue par le Président de la République, cette initiative vise à restaurer le rôle cardinal de l’agriculture dans la croissance économique, la création d’emplois et la souveraineté alimentaire du pays.
Dans sa note, le ministre Nzangi a indiqué que la stratégie nationale repose sur une approche « agressive » de révolution agricole qui se concentre sur la valorisation des terres rurales et périurbaines, la mécanisation à grande et petite échelle ainsi que sur l’amélioration de l’accès à des semences de qualité.

En outre, elle met l’accent sur l’optimisation des techniques de conservation et la promotion d’une agriculture durable et inclusive.
Le gouvernement congolais entend également intégrer les solutions numériques pour la modernisation de la gouvernance agricole.
Pour assurer sa mise en œuvre, Muhindo Nzangi a révélé que le projet s’articule autour de plusieurs composantes notamment l’établissement d’une feuille de route nationale pour la production et la certification des semences, accompagnée de la création d’usines locales de production d’engrais, ainsi que d’une réglementation renforcée sur l’utilisation des pesticides.
De plus, La motorisation de l’agriculture sera facilitée par la formation de brigades mécanisées via le SENAMA et des partenariats avec des fournisseurs de matériel agricole notamment les tracteurs.
Parallèlement, le gouvernement entend appuyer les petits et grands exploitants, avec un accent particulier sur la relance des cultures d’exportation telles que le café, le cacao et l’huile de palme.

Pour améliorer la conservation et la commercialisation des produits, le gouvernement prévoit d’établir des Centres Agroalimentaires Pilotes dans six grandes villes du pays.
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Le ministre d’État a souligné que cette stratégie incarne une transformation structurelle visant à redonner à l’agriculture congolaise sa vocation première : nourrir la nation tout en permettant la diversification de l’économie. Elle ambitionne de faire de la République Démocratique du Congo un État producteur et autosuffisant sur le plan alimentaire, plutôt qu’un simple exportateur de minerais.
« Cette vision repose sur une gouvernance rénovée, une planification intégrée et l’implication active de toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré.
En 2023, Félix Tshisekedi avait invité le gouvernement à impulser et à coordonner la transformation des atouts naturels dont regorgent la RDC, tels que la disponibilité de 80 millions d’hectares de terres arables et ou une hydrographie dense pour ne citer que cela ; et d’un point de vue régional, l’expérience avérée dans la production, dans notre pays, du riz, du manioc, des pommes de terre et du maïs, est un signe que ce défi peut être relevé.
Avec 80 millions d’hectares de terres arables, 4 millions de terres irrigables, dont 1% seulement cultivé, la RDC est pourtant parmi les pays qui connaissent une crise alimentaire aiguë d’après de nombreux rapports publiés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’agriculture paysanne occupe 70% de la population active.
En République démocratique du Congo, près d’un quart de la population, soit plus de 25 millions de personnes, est confronté à des niveaux de crise de la faim ou pire.




















































