A l’instar de sa promesse de campagne de 2018 de s’installer à Goma jusqu’à la restauration de la paix dans la partie orientale du pays en proie à l’activisme des groupes armés locaux et à des agressions extérieures permanentes, le Président Félix Tshisekedi a surpris la diaspora congolaise en Egypte.
Devant un auditoire composé d’étudiants, des travailleurs, des commerçants et des éléments des Forces armées et de sécurité de la République Démocratique du Congo (RDC) en formation au Caire, le Chef de l’Etat a abordé pendant plusieurs minutes les questions liées à la crise sécuritaire et humanitaire dans l’Est du pays.
D’entrée, le President Tshisekedi a souligné que son approche pour résoudre cette crise a été et demeure diplomatique. À ce titre, il a rappelé que son accession au pouvoir, plusieurs processus de paix ont été lancés notamment à Nairobi, Luanda, Doha et Washington.
Il a déploré que l’Accord de paix de Luanda n’ait pas été signé en décembre 2024 à la suite de l’absence du Président rwandais Paul Kagame qu’il accuse de vouloir annexer l’est du pays actuellement occupé par l’armée Rwandaise sous couvert du M23, afin de s’accaparer les minerais stratégiques.
« Ses intentions sont belliqueuses et hégémoniques. Son objectif est de scinder notre pays et d’occuper, voire d’annexer la partie Est qui est une terre très riche en ressources minérales et agricoles », a-t-il affirmé .
Nonobstant, Félix Tshisekedi a déclaré que la RDC ne s’est pas avouée vaincue à la suite de cette impasse à Luanda.
« Nous avons développé une diplomatie efficace parce que nous avons réussi à impulser une dynamique dans la Communauté internationale qui visait à sanctionner le Rwanda. Depuis lors, il y a eu deux autres processus de paix, celui de Doha et celui de Washington », a-t-il indiqué annonçant que les discussions de Doha devraient reprendre cette semaine.
« Ce n’est qu’après cela que Washington, qui attend la conclusion de cet accord, va convoquer le Président rwandais et moi-même pour qu’on aille autour du Président Donald Trump afin d’entériner finalement les deux accords : Doha et Washington », a-t-il précisé.
Le Président de la République est également revenu sur la « main tendue » au Président Kagame pour « faire la paix des braves » lors du forum économique Global Gateway organisé en début du mois d’octobre à Bruxelles.
« Ce n’était pas par faiblesse mais par réalisme parce qu’on sait comment la guerre commence mais pas comment elle finit. Je ne suis pas devenu Président pour faire la guerre. Nos populations ont besoin de paix et de développement. Je ne m’inscris pas dans cette logique de guerre. Mais pour défendre mon peuple, je suis prêt à tout, même à devenir militaire », a-t-il déclaré.
In fine, le Président Tshisekedi a indiqué que des efforts sont en cours pour la réouverture de l’aéroport international de Goma, actuellement contrôlé par l’AFC-M23 pour des vols humanitaires afin de soulager la souffrance des populations qui subissent les affres de la guerre.
« Je compte sur la pression qui a commencé depuis février et qui fait avancer les choses pour aboutir à l’ouverture de l’aéroport de Goma », a-t-il expliqué.




















































