Le ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani Lukoo a annoncé la suspension de tous les partis politiques signataires de la déclaration de « Sauvons la RDC » ayant participé au conclave de Nairobi initié et présidé par l’ancien Chef, Joseph Kabila.
Cette suspension concerne les partis tels que le PPRD, LGD, Piste pour l’Emergence, AAP, UDA, MPCR, ATD, COFEDEC, PNEC, MLP, UPC et ADCP appartenant entre autres à Seth Kikuni, Matata Ponyo, José Makila, Claudel Lubaya ou Théophile Mbemba.
Ces formations politiques de l’opposition et membres du bloc « Sauvons la RDC » sont accusées de violation des principes de consolidation de l’unité nationale, de préservation de la souveraineté de l’Etat congolais ainsi que de préservation de la sécurité et de l’intégrité du territoire national conformément à l’article 5 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques.
En conséquence, le chef de la Territoriale a saisi le Conseil d’État pour obtenir la dissolution de ces partis, soulignant l’importance d’un cadre politique respectueux des lois et de l’ordre public.
Déterminé à restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, Jacquemain Shabani Lukoo a exhorté les partis politiques à œuvrer dans le respect des lois et à contribuer à la stabilité du pays, tout en garantissant les principes de démocratie pluraliste et d’unité nationale.
En parallèle, Jacquemain Shabani a dénoncé les actes criminels perpétrés par l’AFC-M23, supplétif de l’armée rwandaise dans les zones sous son contrôle
Le ministre a signalé des violations massives des droits humains incluant plus de 123 cas d’assassinats, 223 cas de viols ainsi que des centaines d’enlèvements et recrutements forcés survenus entre le 3 et le 31 octobre 2025.
Les rapports de monitoring du ministère de l’Intérieur font également état de tortures corporelles, d’incendies de maisons et de pillages. Des jeunes, notamment, ont été enlevés à Bukavu et transférés vers des destinations inconnues, amplifiant ainsi les craintes d’une recrudescence de la violence dans la région.
Ces actes, selon le ministre, constituent une violation flagrante des lois internationales et des accords de paix établis, y compris l’Accord de paix signé à Washington entre la RDC et le Rwanda.
Face à ces exactions, Kinshasa appelle la communauté internationale à prendre des mesures pour protéger les droits des citoyens et restaurer la sécurité dans les territoires affectés.




















































