Le gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso a été auditionné jeudi 30 octobre, devant la Commission économique, financière et de contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale, autorité de la politique budgétaire.
Cette séance de redevabilité a été l’occasion d’examiner l’appréciation récente du franc congolais (CDF) et ses ramifications pour l’économie nationale.
Au cours de son intervention, André Wameso a mis en exergue plusieurs points clés concernant la dynamique monétaire du pays. Il a expliqué que l’appréciation du CDF est le résultat d’une correction de la politique monétaire.
Bien que cette correction ait montré ses effets, une stabilisation du taux de change a été observée depuis une dizaine de jours, laissant entrevoir une tendance durable.
« L’appréciation du CDF découle principalement de la correction d’un instrument de politique monétaire. Les effets de cette correction s’étant estompés, il s’observe, depuis une dizaine de jours, une stabilisation du taux de change. Cette situation pourrait s’inscrire dans la durée d’autant plus que l’expérience historique du pays, notamment entre 2010 et 2015, démontre qu’une stabilité durable du franc congolais est possible. Le même optimisme est également de mise quant à la stabilité du niveau général des prix », a affirmé le patron de l’institut d’émission.
Dans la foulée, le gouverneur a évoqué l’importance de la stabilité monétaire, la qualifiant de « bien public » que la Banque Centrale s’engage à offrir au peuple congolais.
Dans la foulée, Wameso a également rappelé que la majorité de la population, représentée par les élus, utilise le franc congolais, rendant ainsi cette appréciation monétaire particulièrement significative pour les Congolais qui ont longtemps souffert d’une instabilité économique.
« Il est important de penser au-delà de Kinshasa : la majorité de la population, représentée par les élus du peuple, utilise le franc congolais. L’appréciation récente de la monnaie nationale constitue ainsi un soulagement pour ce peuple qui a longtemps souffert », a-t-il ajouté.
L’ancien directeur de cabinet adjoint en charge des questions économiques et financières à la présidence a insisté sur la nécessité pour la BCC de valoriser et de promouvoir le franc congolais.
In fine, il a encouragé la population à raisonner en monnaie nationale afin de tirer pleinement parti de cette appréciation et de la stabilité financière retrouvée.
« Le franc congolais demeure un symbole fort de souveraineté nationale que les élus du peuple sont invités à défendre et à promouvoir », a-t-il déclaré.
Les députés nationaux présents lors de cette audition ont salué la clarté des explications fournies par le gouverneur exprimant leur satisfaction quant à la transparence de la démarche entreprise par la BCC.




















































