En amont de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui se tiendra à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025, le Président de la République Félix Tshisekedi a lancé la première édition de la Semaine nationale du climat.
Cet événement organisé par le ministère de l’Environnement, se déroule du 27 au 30 octobre et réunit divers acteurs du secteur environnemental autour du thème : « Forêts, biodiversité et tourbières : mobilisation des finances climatiques pour le développement durable de la RDC et du bassin du Congo ».
Dans son discours d’ouverture, le Chef de l’État a souligné que « cet événement est historique et annonciateur d’un avenir meilleur dans la lutte contre le changement climatique car la RDC a pour vocation d’être un pays solution ».
Il a appelé à une action collective face à la crise climatique tout en mettant l’accent sur l’impérieuse nécessité de forger une vision commune pour la RDC dans la lutte pour l’équilibre climatique.
« Le changement climatique n’est pas une abstraction mais une réalité vécue au quotidien par nos populations. Ainsi les travaux et les thèmes qui seront développés, contribueront à nous forger une vision commune et participative de notre pays dans la recherche de l’équilibre climatique planétaire », a indiqué le Chef de l’État devant un parterre de participants réunis dans l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique pour les pays d’Afrique Centrale (CCAPC).
Faisant d’une pierre deux, Félix Tshisekedi a incité les bailleurs de fonds et les investisseurs à investir dans la forêt tropicale congolaise, dans les énergies renouvelables, et dans l’innovation écologique.
« Venez investir dans la forêt tropicale congolaise, dans nos énergies propres, dans notre jeunesse et dans l’innovation écologique », a-t-il exhorté.
De plus, le Chef de l’Etat a rappelé que la RDC abrite le deuxième plus grand massif forestier tropical au monde, avec des écosystèmes essentiels pour la régulation du climat et la séquestration du carbone. Il a mis en lumière des tourbières parmi les plus étendues de la planète, un réseau hydrologique exceptionnel et une biodiversité d’une richesse rare.
« Nos écosystèmes séquestrent des milliards de tonnes de carbone, régulent le climat, purifient l’air, fertilisent les sols et approvisionnent en eau et abritent des espèces endémiques. Ce sont autant de services écosystèmes inestimables que notre pays offre au monde, la marque même de sa vocation de pays-solution », a-t-il ajouté, en soulignant la responsabilité de la RDC en tant que « pays-solution » face aux défis environnementaux mondiaux.
« Sans la RDC, il n’y a pas de victoire possible contre les changements climatiques »
La ministre de l’Environnement a également souligné que la RDC est le « cœur vert de l’Afrique » et un patrimoine vital pour le monde.
« La RDC se veut un pays solution incontournable. Sans la RDC, il n’y a pas de victoire possible contre les changements climatiques. C’est pourquoi nous affirmons haut et fort notre rôle de pays solution », Marie Nyange, la ministre de l’Environnement, Développement Durable.
La ministre de l’EDD a mis également mis avant l’importance de cette semaine comme un moment de mobilisation nationale pour partager des stratégies et des politiques visant à protéger l’environnement et à parvenir à la concrétisation d’une justice climatique.
« Je voudrais ici profiter de l’occasion pour demander que les efforts soient multipliés pour que la justice climatique soit en vrai à travers les financements concrets, le transfert de technologies et les engagements respectés, parce que depuis les autres COP antérieures, il y a des promesses, des promesses et des promesses mais concrètement sur le terrain, le Congo n’a pas encore bénéficié de ses droits alors que nous contribuons à l’équilibre planétaire », a martelé.
La nouvelle économie du climat en RDC n’est pas une utopie!
De son côté, la ministre déléguée chargée de l’Économie du Climat, Arlette Bahati a soutenu que la nouvelle économie du climat en RDC n’est pas une utopie, c’est un vaste chantier national, une réalité que les Congolaises et Congolais bâtiront chaque jour avec conviction et vigueur.
Elle a annoncé des actions structurantes et ambitieuses afin de permettre à la RDC de tirer partie de ses ressources naturelles et garantir que les retombées économiques profitent réellement aux communautés locales et au peuple autochtone.
Ces actions incluent la mobilisation des financements climatiques destinés à soutenir les projets et les programmes des élites contre le changement climatique, la promotion du crédit carbone de la RDC et le développement du marché carbone national à travers l’autorité de régulation du marché carbone, la promotion du couloir vert Kivu-Kinshasa pour assurer le développement des industries vertes modernes, l’écotourisme, l’agro-industrie et la création d’emplois verts, la promotion de l’économie circulaire à travers la valorisation des déchets en vue d’assainir nos villes et nos provinces, l’adoption du mécanisme Tropical Forest Forever Facility au profit des pays à forêt tropicale dans l’intérêt des populations locales et des peuples autochtones.
À quelques semaines de la COP30, cette initiative vise non seulement à sensibiliser à la nécessité de protéger les ressources naturelles, mais aussi à promouvoir un développement durable qui bénéficie à toutes les couches de la société congolaise.
Les discussions qui se tiendront durant cette semaine nationale devraient contribuer à la réduction de la pauvreté et répondre aux attentes nationales et internationales en matière de lutte contre le changement climatique.




















































