La République Démocratique du Congo a signé le 23 octobre, une convention pour la construction de la Cité Industrielle Chine-Congo. Ce projet d’extension de la ville de Kinshasa vers Maluku, en partenariat avec le consortium Sino-Congo Special Zone (SCSZ), ambitionne de révolutionner le paysage industriel du pays.
D’une valeur de 12 milliards de dollars américains, le projet s’étendra sur 75 km² et comprendra 1 200 unités industrielles. La première phase devrait générer jusqu’à 150 000 emplois, offrant ainsi une bouffée d’oxygène à une jeunesse en quête d’opportunités professionnelles.
Le coordonnateur principal du Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPVEK), Thierry Katembwe a précisé que la jeunesse congolaise sera la principale bénéficiaire de cette initiative.
La Cité Industrielle s’inscrit dans la vision du Président de la République et reflète l’engagement du gouvernement en matière de développement économique. Le projet vise à désengorger la capitale tout en positionnant Kinshasa comme un pôle industriel majeur en Afrique centrale.
Au terme de cette cérémonie présidée par la cheffe du gouvernement, le représentant du partenaire chinois, Wang Shujun a détaillé l’architecture technique de la future cité, qui comprendra 8 parcs industriels spécialisés dans divers secteurs, allant des matériaux de construction à l’économie circulaire, en passant par l’agroalimentaire et les technologies.
De son côté, le ministre d’État en charge de l’Urbanisme et de l’Habitat, Alexis Gisaro a souligné la philosophie du projet qui vise un développement urbain basé sur la production, l’emploi et la durabilité. Ce modèle intégratif permettra à l’économie de générer les ressources nécessaires à une urbanisation durable.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki s’est réjoui de ce projet vital, qui répond à plusieurs défis majeurs de la capitale, notamment l’urbanisation sauvage et les embouteillages.
« Ce projet, c’est un projet de grande envergure et nous félicitons l’État. C’est vital, c’est une solution à plusieurs maux que vit la ville de Kinshasa. On comprend déjà que c’est l’emploi qui va se dégager. Mais également des maux de Kinshasa qui sont résolus : le problème de l’extension, le problème d’embouteillages, mais également de l’urbanisation planifiée. Donc il n’y aura plus d’urbanisation sauvage », a déclaré l’autorité urbaine.
Le développement s’étalera sur plusieurs années, avec des phases de construction et de modernisation prévues sur une décennie. Les trois premières phases, dédiées à la construction et au développement, devront être achevées dans un délai de trois à cinq ans chacune. La phase finale, axée sur la modernisation, s’étalera sur 10 ans.
À terme, la Cité Industrielle devrait garantir l’autosuffisance de 30 % des besoins quotidiens de Kinshasa et transformer localement 30 % des produits aquacoles, forestiers et de l’élevage.
La coordination du projet sera assurée par le Comité stratégique pour la supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa tandis que l’Agence de Pilotage, de Coordination et de Suivi des Conventions de Collaboration (APCSC) veillera au suivi de l’avancement des travaux.




















































