La ville de Kinshasa abrite la réunion du Comité Technique Conjoint de Suivi de la mise en œuvre de l’accord commercial entre la République démocratique du Congo et le Burundi, signé le 29 avril 2022 afin de faciliter les échanges commerciaux. C’est le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku qui a lancé les travaux mardi 7 octobre 2025.
Dans la capitale congolaise, les experts réunis de deux pays passent au peigne fin cet accord avec l’appui du Projet de Facilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands-Lacs (PFCIGL). L’objectif est de dresser un bilan objectif des avancées réalisées et de dégager une vision claire pour la suite.

Dans son mot de circonstance, le ministre Paluku a encouragé les participants à prendre des décisions adéquates pour accélérer la mise en œuvre de cet accord.
Il a souligné l’engagement ferme des présidents Félix Tshisekedi et Evariste Ndayishimiye à renforcer la coopération entre les deux nations, tout en promouvant l’intégration régionale.
« Comme eux nous ont montré la voie, nous ne pouvons que suivre leur pas, voilà pourquoi nous avions signé cet accord commercial et plus tard, nous nous sommes retrouvés à nos frontières respectives pour la mise en œuvre du régime commercial simplifié (RECOS) avec pour objectif de favoriser les échanges entre les deux peuples particulièrement ceux qui sont considérés comme petits commerçants », a dit Julien Paluku.
« A ce titre mon collègue des Finances et moi avons signé un arrêté interministériel pour plafonner le montant de ce qui doit considéré comme petit commerce au niveau de nos frontières. Le montant équivaut à 500 USD par jour. Cela veut dire qu’un opérateur économique congolais ou burundais qui a les marchandises d’inférieur ou égal à 500 $ n’est pas astreint aux avantages qui contribuent à la fluidité des échanges entre nos populations, à la création de la richesse, d’emplois permettant de chasser progressivement la pauvreté.
Auparavant, il suffisait d’avoir quelques tomates ou oignons et se faire interpeller par des services pour payer la douane alors que c’est des petits commerces qui devraient bénéficier aux populations respectives », a-t-il expliqué.
De son côté, le Directeur de Cabinet du ministre burundais des Ressources Minières, Énergétiques, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, Gérard Niyokindi a salué l’instauration du Régime Commercial Simplifié (RECOS) à Kavimvira-Gatumba.
Selon lui, depuis son lancement le 30 octobre 2024, le RECOS offre de nouvelles facilités aux petits commerçants transfrontaliers et aux populations vivant le long des frontières.
Les travaux ouverts le 7 octobre, seront clôturés ce jeudi 9 octobre, avec l’espoir de dégager des pistes concrètes pour renforcer les échanges entre la RDC et le Burundi.




















































