Le Comité de Politique Monétaire (CPM) de la Banque Centrale du Congo (BCC) a annoncé ce mardi 7 octobre, une mesure d’assouplissement de sa politique monétaire. Le taux directeur a été réduit de 25,0 % à 17,5 %, marquant une baisse de 750 points de base.
Selon le gouverneur de la BCC, André Wameso, cette mesure vise à dynamiser l’économie locale et à stimuler l’utilisation de la monnaie nationale, le franc congolais (CDF).
Lors d’un point de presse au siège de l’institut démission à Kinshasa, le gouverneur a également annoncé la réduction du taux des facilités de prêt marginal, passant de 30,0 % à 21,5 %. Cependant, il a précisé que les coefficients de réserve obligatoire resteront inchangés soit 12,0 % pour les dépôts à vue en monnaie nationale et 0,0 % pour les dépôts à terme. Pour les dépôts en devises, les coefficients sont fixés à 13,0 % et 12,0 % respectivement.
Selon ses mots, cette décision vise à inciter les opérateurs économiques à effectuer leurs transactions en francs congolais, tirant profit de nouvelles dynamiques du marché des changes.
A cet effet, la Banque Centrale va mettre en œuvre, à partir du 15 octobre, le deuxième palier d’actualisation du taux de change
appliqué sur la réserve obligatoire en vue de ponctionner la liquidité supplémentaire.
L’ancien directeur de cabinet adjoint de la présidence en charge des questions économiques et financières, a également mis en exergue l’appréciation récente du franc congolais face au dollar américain, qu’il attribue directement aux mesures de la BCC pour stabiliser le marché des changes.
« Je voudrais d’abord fixer l’opinion sur une chose : c’est que l’appréciation observée depuis maintenant quelques semaines sur le marché de change est l’œuvre de la politique monétaire appliquée par la Banque centrale du Congo. J’allais même dire que c’est exclusivement grâce à cette politique monétaire qu’il y a appréciation du taux de change », a-t-il affirmé.
Pour étayer ses propos, André Wameso a rappelé que la dépréciation antérieure du franc, observée à mi-2025, avait été causée par un déséquilibre dans le mécanisme de constitution des réserves obligatoires, initialement fixées à un taux de 1 999 francs pour un dollar. Cette situation a entraîné une surliquidité et une pression accrue sur le marché de change.
Pour rectifier ce déséquilibre, la BCC a d’abord resserré sa politique monétaire avant d’initier un processus d’assouplissement maîtrisé et d’injecter ponctuellement des devises pour stabiliser le marché.
« D’après tous les indicateurs, nous allons continuer à voir le franc congolais s’apprécier », a indiqué le gouverneur.
L’autorité de la politique monétaire a aussi évoqué une réorganisation du marché de change destinée à renforcer la transparence des opérations.






















































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