Lors de la 17e réunion du Conseil des Ministres du Commerce de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF), les pays africains ont adopté les règles d’origine pour les secteurs de l’automobile et du textile.
Réunis au nouveau Caire en Égypte, les ministres ont convenu que 60 % des intrants utilisés dans la fabrication doivent provenir du pays producteur. Cette initiative vise à stimuler la production locale et à encourager le commerce entre les 1,4 milliard de consommateurs du continent.
« L’Afrique est engagée comme d’autres régions du monde vers l’intégration économique. L’Union Européenne a commencé en 1957, en Amérique du Sud, il y a le Mercosur qui s’organise pour créer un marché commun et en Asie, tous les pays du Sud-Est se sont regroupés. L’Afrique a compris que pour faire face à toutes les menaces d’origine extérieure, il était important qu’elle se réunisse aussi, qu’elle s’intègre économiquement, parce qu’elle doit cesser d’être le marché des autres, mais de se constituer elle-même un marché, parce qu’elle a 1,4 milliard de consommateurs. D’ici 2050, l’Afrique aura presque 2,5 milliards de consommateurs. Elle doit promouvoir cette intégration économique au niveau d’elle-même pour permettre d’échanger les productions à l’intérieur de son territoire », a déclaré d’entrée Julien Paluku.
Les ministres ont également discuté des impacts de la guerre commerciale initiée par l’Administration Trump, notamment l’augmentation des droits de douane. Ils ont réitéré leur engagement à maintenir une position unie face à ces défis.

« Plusieurs résolutions ont été adoptées parmi lesquelles les règles d’origine sur l’automobile et sur les textiles pour promouvoir l’industrialisation du continent. Désormais, un véhicule qui est produit en Afrique sera dit d’origine lorsque 60% d’entrants qui entrent dans sa fabrication sont d’origine dudit pays producteur. Chaque pays est autorisé à importer 40% d’entrants pour qu’un véhicule soit dit d’origine et fasse l’objet de facilité au niveau des douanes de tous les pays africains », a-t-il expliqué.
« Pour le textile, il y a eu un débat qui pour savoir combien d’entrants doivent venir de l’extérieur pour qu’un produit du secteur textile soit dit originaire. Parce que chacun doit s’habiller, chacun doit se véhiculer, il doit voyager. Et donc ces deux secteurs ont préoccupé les ministres en charge du commerce pour promouvoir davantage l’industrialisation de manière à ce qu’on rejoigne la décision qui avait été prise par les chefs d’État en 2022 lorsqu’ils avaient dit que l’Afrique doit consacrer pour chaque pays au moins 10% de son budget au secteur industriel », a-t-il conclu.
En marge de cette réunion, les ministres ont également abordé des questions liées à l’avenir de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) mettant en avant les implications de la politique étrangère des États-Unis pour le commerce africain.
Les ministres du Commerce ont convenu de se réunir deux fois par an pour évaluer le niveau de mise en œuvre des résolutions prises par la ZLECAF.




















































