Le président de la République, Félix Tshisekedi, a officiellement rejeté l’initiative de dialogue intercongolais proposée par la fondation de l’ancien chef de l’État sud-africain, Thabo Mbeki.
Dans son allocution lors du deuxième congrès de sa plateforme politique, l’Union Sacrée de la Nation, qui s’est tenu samedi à Kinshasa, le chef de l’État a affirmé que les Congolais n’ont pas besoin d’un facilitateur pour résoudre leurs problèmes internes.
« Les Congolais ont prouvé qu’ils sont démocrates, qu’ils s’engagent pour la démocratie et l’état de droit dans leur pays. Si tous les Congolais s’inscrivaient dans cette dynamique, nous n’aurions plus de guerre, et nos compatriotes ne se soumettraient plus à la volonté de certains voisins pour nuire à leurs propres frères et sœurs », a déclaré le président Tshisekedi.
« Ceux-là même, que nous devons combattre plus fermement que jamais, ralentissent le développement de notre pays. Ce sont eux qui favorisent le pillage de nos ressources naturelles, des ressources qui devraient contribuer, et qui pourraient contribuer davantage, à redorer le blason de notre économie », a-t-il ajouté.
Le chef de l’État a également plaidé pour un dialogue constructif avec les Congolais désireux de bâtir leur pays, et non avec ceux qui sont manipulés par des intérêts étrangers pour favoriser le pillage des minerais congolais.
« Voilà pourquoi j’ai dit : dialogue, oui, mais dialogue avec les Congolais qui souhaitent reconstruire leur pays et leur société. Ce ne sont pas ceux qui sont inféodés à des intérêts extérieurs. Avec la cohésion nationale, il n’y aura jamais de dialogue qui ne soit pas issu de ma propre initiative. Ainsi, toutes ces bonnes volontés qui cherchent à nous aider à dialoguer entre Congolais, c’est louable, mais je crois qu’elles ont d’autres priorités », a martelé Félix Tshisekedi.
La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya s’est exprimé sur le refus de Kinshasa de prendre part à ces assises prévues à Johannesburg soulignant que la proximité entre Thabo Mbeki et l’ancien Président Joseph Kabila, actuellement poursuivi pour des crimes graves incluant la haute trahison, la collusion avec un mouvement insurrectionnel.



















































