Les veuves de militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dénoncent une gestion opaque des fonds destinés aux familles de soldats décédés.
Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, ces femmes et enfants se disent plongés dans une précarité suite à la suspension des rentes de survie.
« Depuis la cessation de la paie de la rente de survie, nous sommes laissés à nous-mêmes », s’indignent-elles.
Alors qu’un contrôle administratif avait été annoncé par le général Luboya Kashama, aucune avancée n’a été constatée.
« Nous avons repris espoir qu’un contrôle administratif imminent devait intervenir pour revoir notre situation et reprendre à bénéficier la rente de survie. Mais Hélas, depuis lors, 4 mois se sont écroulés sans une communication officielle, seule la province de Kinshasa a pu bénéficier du contrôle administratif et ils ont repris d’être payé depuis juillet 2025 », ajoutent-elles, dénonçant des inégalités
Alors que la rentrée scolaire se profile à l’horizon, le collectif des veuves et orphelins du Haut-Katanga exprime son inquiétude. « Devons-nous encore quémander de l’aide auprès des députés ? », s’interrogent-elles.
Par ailleurs, elles ont également questionné la destination des fonds non versés pour les mois d’avril à août, alertant sur un détournement potentiel des ressources.
Dans leur lettre, les veuves rappellent à la Première ministre sa promesse de prendre soin des familles des FARDC.
« Aujourd’hui votre serment n’est plus à l’ordre du jour car vous avez décidé de laisser cette question entre les mains uniquement du ministre de la Défense nationale sans faire un suivi», écrivent-elles, exigeant une transparence dans la gestion des fonds.
Dans cette même optique, les veuves interpellent le ministre de la Défense et le Président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, sur la nécessité d’une action immédiate pour rectifier cette situation. A les en croire, le VPM de la Défense a confié la mission de contrôle à l’inspection générale des FARDC sans canevas préalable.
« Vous ne pouvez pas sacrifier même les innocents à cause de la volonté d’une seule personne », ont-elles martelé.




















































