Le Vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, a présidé une réunion au Centre financier de Kinshasa, en compagnie du ministre des Finances, Doudou Fwamba, et du vice-ministre du Budget, Elysée Bokumwana. Cette rencontre, qui s’est tenue le 19 août 2025 avec les responsables des administrations financières, visait à définir les contours du projet de loi de finances pour l’exercice 2026.
Selon Rolly Lengo, directeur de la Direction générale de politique et programmation budgétaire (DGPPB) a révélé que les discussions se sont concentrées sur la projection des recettes pour 2026.
A l’en croire, le VMP du Budget Muzito a exprimé son ambition de porter le budget des recettes courantes à 13 milliards de dollars contre 9,9 milliards initialement projetés dans la loi de finances rectificative. Cependant, il a précisé que les conférences budgétaires ont abouti à une estimation de 11 milliards USD.

Le directeur a évoqué les contraintes qui pèsent sur l’atteinte de cet objectif ambitieux. Muzito a encouragé les responsables des régies financières à se concentrer sur la réalisation des 11,7 milliards USD, tout en explorant des mesures pour dépasser cette projection initiale, avec un seuil révisé de 12 milliards.
Dans un contexte économique difficile, le gouvernement multiplie les initiatives pour soutenir le pouvoir d’achat des Congolais. Un décret récent a réduit la TVA sur les biens de première nécessité, illustrant l’engagement du gouvernement à alléger la charge sur les ménages.
Lengo a également lancé un appel aux contribuables pour renforcer le civisme fiscal, soulignant que chaque contribution permet à l’État de financer des infrastructures essentielles et de garantir le fonctionnement des services publics.
« Il faudra qu’ils puissent contribuer davantage, payer l’impôt à tous les niveaux. Il y a les droits, taxes et redevances du pouvoir central. Il y a aussi les impôts, droits, taxes et redevances des provinces et des entités territoriales décentralisées. Et lorsqu’on paye l’impôt, on permet justement à l’État de disposer des moyens pour financer les infrastructures scolaires, sanitaires, routières et autres, et de subvenir à toutes les dépenses courantes, le financement des salaires et, n’est-ce pas, le fonctionnement des services publics », a conclu Rolly Lengo.
Cette annonce corrobore la détermination de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, qui a au lendemain de sa nomination au poste de VPM du Budget, a exprimé son ambition de doubler le budget de l’Etat.
La vision de Muzito est axée sur le nationalisme économique, la rigueur dans la gestion publique et la transparence budgétaire face à des défis liés à la mise en œuvre du budget-programme, la maîtrise des dépenses publiques et le respect des engagements vis-à-vis des partenaires techniques et financiers.




















































