Le ministre d’État chargé de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, a pris ses fonctions promettant de transformer le secteur agricole de la République Démocratique du Congo (RDC).
Dans son allocution, Nzangi a mis l’accent sur la nécessité d’une révolution agricole « agressive » afin de libérer le potentiel agricole du pays, souvent sous-exploité, tout en réduisant la dépendance aux importations alimentaires.
« On ne peut pas parler du peuple d’abord si le peuple n’a pas mangé. Ainsi, lorsqu’il nous confie la grande mission d’assurer à toute la population congolaise son premier et plus grand besoin, celui de se nourrir, je crois que c’est un honneur. Je voudrais lui dire que, lors de cette prise de fonction, nous n’allons pas décevoir ses attentes », a-t-il déclaré, soulignant que la sécurité alimentaire est au cœur de sa mission.
A la tête de ce ministère, Muhindo Nzangi ambitionne de positionner la RDC comme le premier producteur mondial de cacao dans les cinq prochaines années.
« Nous veillerons à ce que des produits comme le cacao, les palmiers et le café retrouvent leur gloire d’antan. Nous nous fixons pour objectif d’encourager nos agriculteurs en milieu rural de manière proactive afin que, dans les 5 prochaines années, nous devenions le premier producteur mondial de cacao. C’est un objectif que nous devons nous donner. Nous avons les terres nécessaires et nous allons y mettre toute notre énergie pour y parvenir », a-t-il affirmé, appelant les propriétaires terriens à valoriser les terres en jachère.
Cette stratégie vise non seulement à améliorer la production locale mais aussi à stimuler l’économie rurale.
Dans la foulée, Nzangi a insisté sur l’importance de l’efficacité dans l’exécution des programmes agricoles. Il a promis de s’assurer que chaque plan élaboré soit mis en œuvre de manière optimale, notamment pour les produits alimentaires de base comme le maïs, le riz et le manioc.
« Nous plaçons notre action au ministère de l’Agriculture sous le slogan de la révolution agricole agressive. Nous croyons que le paradoxe que nous observons aujourd’hui, avec un pays aux capacités agricoles énormes mais qui dépend encore de l’importation pour ses produits alimentaires de base, nécessite une véritable révolution, et elle sera agressive. Nous allons nous efforcer de faire en sorte que tous les plans élaborés soient exécutés de la manière la plus efficace possible. Je crois qu’il le faut pour nous assurer qu’au moins pour les produits alimentaires de base, tels que le maïs, le riz, les haricots et le manioc, qui sont les plus consommés dans le pays, nous puissions retrouver rapidement notre sécurité alimentaire », a-t-il martelé.
Le ministre a également évoqué la nécessité d’unir les forces de tous les acteurs du secteur agricole.
« À partir de l’agriculture, nous pouvons résoudre très facilement la question de l’emploi », a-t-il déclaré, appelant à un partenariat fort avec les agriculteurs et les investisseurs.
En 2023, Félix Tshisekedi avait invité le gouvernement à impulser et à coordonner la transformation des atouts naturels dont regorgent la RDC, tels que la disponibilité de 80 millions d’hectares de terres arables et ou une hydrographie dense pour ne citer que cela ; et d’un point de vue régional, l’expérience avérée dans la production, dans notre pays, du riz, du manioc, des pommes de terre et du maïs, est un signe que ce défi peut être relevé.
Avec 80 millions d’hectares de terres arables, 4 millions de terres irrigables, dont 1% seulement cultivé, la RDC est pourtant parmi les pays qui connaissent une crise alimentaire aiguë d’après de nombreux rapports publiés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’agriculture paysanne occupe 70% de la population active.




















































