Une coalition d’organisations, unies sous la bannière du « Congo N’est Pas à Vendre » (CNPAV), a lancé un appel pour la transparence dans les négociations en cours entre la RDC, le Rwanda et les États-Unis. Ces discussions portent sur l’exploitation des ressources naturelles du pays, notamment les minerais stratégiques tels que le cuivre, le cobalt, le lithium et le coltan.
D’entrée de jeu, le CNPAV met en garde sur les conséquences potentielles de ces accords de partenariat pour le peuple congolais.
La RDC et le Rwanda ont récemment signé l’Énoncé des Principes du Cadre d’Intégration Économique Régionale, visant à renforcer leur coopération dans des domaines clés tels que l’énergie et la gestion des ressources naturelles. De leur côté, des pourparlers se poursuivent avec les États-Unis pour encourager les investissements américains dans le secteur minier congolais.
Dans ce contexte, le CNPAV insiste sur la nécessité de respecter le Code Minier en vigueur. L’organisation exhorte le gouvernement à veiller à ce que l’exploitation des ressources naturelles soit véritablement avantageuse pour les Congolais, favorisant la création d’emplois locaux et le transfert de compétences.
Opposé à tout partenariat qui ne respecterait pas ces exigences, le CNPAV cite la controversée Convention Sicomines, jugée déséquilibrée.
« Tout accord de coopération portant sur les ressources naturelles de la RDC, et en particulier sur les ressources minières, doit impérativement s’inscrire dans le cadre d’une exploitation responsable, durable et bénéfique pour l’ensemble des populations congolaises conformément aux exigences du Code Minier de la RDC », déclare le CNPAV.
Par ailleurs, l’organisation réclame une divulgation complète des termes des accords en cours, ainsi que des informations sur les négociateurs congolais. Cette transparence est jugée essentielle pour restaurer la confiance du peuple envers ses dirigeants et les partenaires étrangers.
In fine, le CNPAV souligne l’importance d’améliorer la gouvernance dans le secteur extractif. Il appelle les partenaires de la RDC, notamment les États-Unis, à soutenir des initiatives visant à renforcer la gouvernance et à lutter contre l’impunité des crimes économiques.
« Les axes prioritaires de réforme de la gouvernance en RDC doivent inclure la réduction du train de vie excessif des institutions politiques, l’assainissement du climat des affaires par la lutte contre la corruption et l’impunité des crimes économiques liés à l’exploitation illicite des ressources naturelles, y compris ceux imputés au Rwanda, afin de rendre justice aux milliers de victimes de ces atrocités », indique le CNPAV.
Le mouvement réaffirme ainsi son engagement à s’assurer que tout accord de coopération serve les intérêts de la RDC et de ses populations, tout en préservant la souveraineté nationale et en favorisant la paix et la prospérité.




















































