Officiellement installé en tant que gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), André Wameso a procédé à la nomination des membres de son cabinet, marquant ainsi le début de son mandat à la tête de cette institution financière.
Parmi les nominations, Eluhu Djamba Tambwe a été désigné comme directeur de cabinet. Il sera épaulé par Jody Ngongo Ngoy, qui sera responsable des questions économiques, monétaires et de politique financière. Gogo Tshipeta Wunga, quant à lui, aura pour mission de superviser la transformation institutionnelle et la gouvernance interne de la Banque Centrale.
Dans son ordre de mission, André Wameso a souligné que « le présent ordre de service abroge toutes les dispositions antérieures contraires et entre en vigueur à la date de sa signature ».
Cette décision s’inscrit dans le cadre de la Loi Organique n° 18/027 du 13 décembre 2018, qui régit l’organisation et le fonctionnement de la Banque Centrale du Congo. Les articles 41, 42 et 43 de cette loi, ainsi que l’Ordonnance n° 25/239 du 19 juillet 2025, portant nomination d’un gouverneur, servent de fondement légal à ces nominations.
Lors de son installation, André Wameso, ancien directeur de cabinet adjoint du président Félix Tshisekedi, a exprimé son engagement à renforcer la stabilité financière et à promouvoir des politiques économiques favorables au développement du pays.
Le gouverneur a également exprimé sa détermination à redorer l’image de la monnaie nationale, le franc congolais, et à lui redonner sa valeur d’antan.
De son avis, une monnaie nationale forte est essentielle pour une politique monétaire efficace.
« Les défis sont immenses. Nous avons déjà passé les deux premières revues du Fonds Monétaire International (FMI) et nous devons poursuivre dans cette lancée. À mes yeux, le plus grand défi d’une institution qui se veut garante de la politique monétaire d’un pays est de rendre les Congolais fiers de leur monnaie, fiers d’utiliser le franc congolais, afin que la Banque Centrale du Congo puisse pleinement jouer son rôle. Il est impossible d’avoir une politique monétaire efficace dans un environnement où plus de 80 % des transactions se font en monnaie étrangère », a déclaré André Wameso.




















































