La Directrice Générale d’Eventsrdc.com, Glody Ndaya, passe sa deuxième nuit en détention après son arrestation brutale survenue lundi 4 août à Kinshasa.
Transférée ce mardi au Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, elle se retrouve dans un cachot, pour avoir autorisé la publication d’une enquête impliquant le docteur Vincent Lokonga.
Cette enquête, diffusée le 31 juillet par plusieurs médias panafricains, dont Eventsrdc.com, révèle l’implication du docteur Lokonga dans le monnayage des traitements pour des patients atteints de cancer, alors que ces soins devraient être fournis gratuitement par l’État congolais à travers le Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLC).
Les circonstances de l’arrestation de Glody Ndaya suscitent des inquiétudes. Selon les témoins, elle a été appréhendée sans convocation préalable par des individus en civil, une méthode jugée intimidante et illégale.
Lors de son interrogatoire, Ndaya a fait référence à l’article 104 de l’Ordonnance-Loi n°23/009 du 13 mars 2023, qui garantit la liberté de la presse en République Démocratique du Congo. Cependant, les enquêteurs ont nié l’existence même de cette loi, une ignorance inquiétante pour des acteurs censés défendre les droits fondamentaux.
Dans un communiqué, l’Agence Médias Business Congo (MBC) a dénoncé cette arrestation, la qualifiant d’arbitraire et de tentative claire d’intimidation contre la presse. Elle a également exprimé son indignation face à cette violation des droits fondamentaux et a souligné l’importance de protéger la liberté d’expression et le droit à l’information.
La situation de Glody Ndaya, comme de plusieurs professionnels du quatrième pouvoir soulève des questions sur la liberté de la presse en République Démocratique du Congo, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour défendre le droit de s’informer sans crainte de représailles.




















































