L’ancien ministre de la Justice, Constant Mutamba, va-t-il crever l’abcès et ouvrir la boîte de Pandore ?Actuellement poursuivi pour le détournement de 19 millions de dollars américains, des fonds destinés à la construction d’un complexe carcéral à Kisangani, la capitale de la province de la Tshopo, le croco de Lubao est passé à la vitesse de croisière.
Lors de l’audience qui s’est tenue ce mercredi devant la Cour de cassation, Mutamba a réclamé la comparution de plusieurs personnalités politiques, dont la Première ministre Judith Suminwa et le ministre des Sports Didier Budimbu. Il a également sollicité la présence d’autres responsables, tels que Rose Mutombo, Jules Alingete, ancien chef de service de l’Inspection Générale des Finances, ainsi que Kisula Betika Yeye Adler, secrétaire exécutif de la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF) et Alexis Gisaro, ministre des Infrastructures et Travaux publics.
La prochaine audience, prévue pour le 4 août, marquera la poursuite de l’instruction dans cette affaire, qui suscite un vif intérêt au sein de l’opinion publique. Toutes les exceptions soulevées par l’ancien ministre ont été rejetées, et les témoins du ministère public, ainsi que ceux de l’inculpé, seront convoqués pour apporter des éclaircissements.
Parmi les témoins, on retrouvera le secrétaire permanent chargé de la gestion des marchés publics au sein du ministère de la Justice, le secrétaire général du ministère, le directeur général de la Direction générale du contrôle des marchés publics ainsi que le coordonnateur du Fonds spécial de réparation et d’indemnisation aux victimes des activités illicites de l’Ouganda (FRIVAO). Le gestionnaire de l’immeuble où est domiciliée la société Zion sera également convoqué.




















































