Pratiquement quatre mois après les consultations politiques menées par Désiré Casimir Eberande Kolongele, conseiller Spécial du président Félix Tshisekedi en matière de sécurité, en vue de la formation d’un gouvernement dit « d’union nationale », les choses semblent se préciser.
Selon plusieurs sources dignes de foi, le Chef de l’Etat a annoncé aux membres du gouvernement Suminwa, lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 25 juillet, sa volonté de former une nouvelle équipe gouvernementale.
Ce gouvernement, renseignent ces sources, se présentera comme un gouvernement de « de resserrement et d’ouverture » à d’autres formations politiques.
Cette annonce intervient dans un contexte de rapprochement politique entre le pouvoir en place et le camp de certaines figures de l’opposition politique à l’instar de l’opposant radical Martin Fayulu, président de l’ECiDé et initiateur du « Camp de la patrie ».
Le candidat aux dernières élections présidentielles explique que le « Camp de la Patrie » trouve son fondement dans l’article 63, alinéa 1 de la Constitution, qui stipule que « Tout Congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale en cas de menace ou d’agression extérieure ».
Il souligne que le « Camp de la Patrie » est avant tout un état d’esprit, incarnant la conviction que la RDC est une, unie et indivisible.
« C’est le respect strict de la Constitution. C’est l’expression de la voix des Congolais qui refusent la soumission, la complicité et le silence face aux menaces réelles de balkanisation de notre pays. Le Camp de la Patrie appelle à la cohésion nationale autour des valeurs de patriotisme, de vérité et de justice, au-delà des clivages politiques, ethniques ou régionaux », a explicité Martin Fayulu.
Il a décrit en quatre points, les objectifs de son initiative. Il s’agit de :
- Porter avec force la voix du Congo auprès des institutions internationales et des partenaires étrangers, pour faire entendre la vérité et protéger les intérêts de la Nation;
- Défendre avec fermeté l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC, et s’opposer vigoureusement à toute forme d’agression extérieure ou de tentative de balkanisation du pays ;
- Promouvoir la paix, la justice et la dignité nationale en toutes circonstances ;
- Dénoncer avec courage les complicités internes et les ingérences étrangères qui
menacent la stabilité et l’unité du pays.
Outre Martin Fayulu, l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito a clairement exprimé sa volonté de faire partie du nouveau gouvernement.
Néanmoins, il importe que précise que les consultations initiées par « monsieur sécurité » n’avaient pas obtenu l’assentiment d’une grande partie de l’opposition politique qui soutient le « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans les Grands Lacs » porté par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Eglise du Christ au Congo (ECC).
Cette initiative portée par les évêques catholiques et les pères protestants vise à mettre les congolais de tous bords ensemble en vue de faire face à la crise sécuritaire que traverse le pays à la suite de l’offensive de la rébellion de l’AFC/M23 soutenue par le Rwanda.
Alors que le gouvernement négocie actuellement avec le Rwanda et les rebelles de l’AFC-M23, les voix se lèvent pour demander l’organisation d’un dialogue national inclusif.




















































