La Haut Cour Militaire a annoncé l’ouverture du procès de l’ancien Président de la Republique, Joseph Kabila Kabange, ce vendredi 25 juillet, deux mois après la levée de ses immunités le 22 mai dernier.
La procédure initiée par l’auditeur général des FARDC, vise à examiner les accusations graves portées contre le quatrième Président de l’histoire de la RDC.
Dans son requisitoire déposé en date du 30 avril, au Bureau du Sénat pour obtenir l’autorisation de poursuites et la levée des immunités du sénateur à vie et ancien Chef d’État Joseph Kabila, conformément aux prescrits des articles 104, 107 et 153 de la Constitution en combinaison avec des articles 1, 7 à 9 de la loi n°18/021 du 26 juillet 2018 portant statut des anciens présidents de la République élus, l’auditeur général des forces armées de la RDC avait retenu des accusations de « haute trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, en lien avec son présumé soutien à la rébellion AFC/M23 ».
Les autorités congolaises accusent Joseph Kabila d’être le commanditaire du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo, une vitrine politique du groupe armé M23 qui s’est emparé de Goma et Bukavu ainsi qu’une grande partie du Nord-Kivu.
Ce mouvement hostile au pouvoir de Félix Tshisekedi est actuellement dirigé par Corneille Nangaa, ancien président de la commission électorale nationale indépendante (CENI), réputé proche de l’autorité morale de la plateforme politique Front Commun pour le Congo.
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