L’ambassadeur de l’Ethiopie accrédité à Kinshasa, Mekuria Getachew Worku a formellement remis à la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, l’invitation officielle du président de la République, Félix Tshisekedi, à l’inauguration du Grand barrage éthiopien de la renaissance (GERD), prévue le 20 septembre prochain. C’était au cours d’un échange, mercredi à Kinshasa, avec la cheffe de la diplomatie de la RDC.
Le GERD a été une source de tensions entre l’Ethiopie, l’Egypte et le Soudan depuis la pose de la première pierre en avril 2011. Ce méga-barrage est construit dans le Nord-Ouest de l’Éthiopie, près de la frontière avec le Soudan, sur le Nil bleu qui rejoint le Nil blanc à Khartoum pour former le Nil. Il deviendra le plus grand barrage hydroélectrique d’Afrique avec une capacité annoncée de près de 6 500 mégawatts.
L’Éthiopie affirmait que l’énergie hydroélectrique produite par le barrage est vitale pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d’habitants. L’Égypte, qui dépend du Nil pour environ 97% de son irrigation et son eau potable, considère le barrage éthiopien comme une menace pour son approvisionnement en eau. Le Soudan quant à lui craint que ses propres barrages ne soient endommagés si l’Ethiopie procède au remplissage complet du GERD avant qu’un accord ne soit conclu.
Face à ces tensions, Félix Tshisekedi alors président en exercice de l’Union africaine et médiateur dans la crise, a été au cœur d’une diplomatie active pour convaincre les protagonistes à trouver un accord par le dialogue.
De Khartoum à Addis-Abeba passant par Le Caire, le président congolais avait rencontré des dirigeants de trois pays afin de trouver une « solution africaine » au dossier du grand barrage de la Renaissance.
En avril 2021, Kinshasa a abrité la conférence internationale ministérielle sur le Grand barrage de la Renaissance Éthiopienne (GERD) sans aucune avancée « significative ».
Outre l’inauguration prochaine de ce barrage, les deux personnalités ont évoqué la situation de tension entre l’Éthiopie et l’Érythrée, le Sommet africain sur le climat, qui se tiendra prochainement en Éthiopie, ainsi que le partenariat stratégique entre Ethiopian Airlines et Air Congo.
Kinshasa et Addis-Abeba ont signé en mai 2025, un accord stratégique qui englobe les secteurs clés comme l’économie, la technologie, la culture, le transport aérien, l’agriculture , les sciences et les télécommunications.




















































