Le Fonds Monétaire International a validé jeudi 03 juillet, la première revue de l’accord au titre de la Facilité de Élargie Crédit (FEC) pour la RDC approuvé le 15 janvier 2025.
D’emblée, l’institution financière du système de Bretton Woods souligne que malgré un environnement difficile marqué par l’intensification du conflit armé dans l’Est et ses répercussions, l’activité économique est restée résiliante, avec une croissance robuste du PIB de 6,5 % en 2024, tirée par le dynamisme du secteur extractif.
« L’escalade du conflit dans la partie Est du pays a entraîné de graves dommages humains, sociaux et économiques et a induit le gouvernement à accroître ses dépenses. Malgré ces difficultés, l’environnement macroéconomique de la RDC est resté globalement stable. La croissance est restée robuste grâce à une production minière résiliente. L’inflation continue de baisser et la position extérieure s’est renforcée. Les perspectives économiques restent favorables, mais soumises à des risques baissiers liés à la persistance du conflit, à la diminution de l’aide humanitaire extérieure, aux secousses sur l’économie mondiale et à une potentielle escalade des conflits géopolitiques », a déclaré Okamura, Directeur général adjoint du FMI.
Le FMI note cependant qu’en dépit d’ une forte mobilisation des recettes, le déficit budgétaire intérieur base caisse a atteint 0,8 % du PIB en 2024, dépassant l’objectif de 0,3 % du PIB du programme, en raison de dépassements sur les dépenses exceptionnelles de sécurité et les investissements publics.
Selon cette institution, le gouvernement n’a pas atteint les objectifs indicatifs liés au plancher sur les dépenses sociales et au plafond sur les dépenses exécutées en procédures d’urgence, compte tenu des dépenses exceptionnelles de sécurité élevées en raison de l’intensification du conflit.
L’institution financière a appelé à la poursuite des efforts en vue de renforcer le cadre de mise en œuvre de la politique monétaire, affiner la stratégie d’intervention sur le marché des changes, améliorer la gouvernance et les garanties de la Banque Centrale (BCC) et assurer sa recapitalisation adéquate.
De son côté, Kinshasa s’est engagé à accompagner les efforts visant à préserver la stabilité macroéconomique d’une accélération des réformes structurelles dans des domaines clés tels que le renforcement du cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance, la lutte contre la corruption et l’amélioration des statistiques nationales.
La conclusion de cette revue ouvre la voie à un décaissement immédiat d’environ 261.9 millions USD pour satisfaire les besoins de balance de paiements. Au total, le montant des décaissements a atteint 523.4 millions de dollars américains.




















































