Dans son discours prononcé à l’occasion du 65e anniversaire de l’accession de la RDC à la souveraineté nationale et internationale, le Président de la République Félix Tshisekedi a salué l’accord de paix signé par les ministres des Affaires étrangères de la RDC et le Rwanda, le week-end dernier à Washington.
Dans son allocution, le Chef de l’Etat a souligné que cet accord marque un tournant « décisif » pour mettre fin à un conflit armé qui frappe la région depuis près de 30 ans.
« Aujourd’hui, notre célébration revêt une portée exceptionnelle. Il y a quelques jours, à Washington, sous l’égide des États-Unis d’Amérique, la RDC et le Rwanda ont signé un accord de paix historique, un tournant décisif pour mettre fin à un conflit qui, depuis près de trois décennies, a semé la désolation dans l’Est de notre pays, causant des millions de morts et de déplacés, en particulier dans l’Est de notre territoire. Cet accord, signé par les ministres des Affaires étrangères de nos deux pays lors d’une cérémonie solennelle présidée par le secrétaire d’État américain, M. Marco Rubio, reprend les acquis de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et ouvre la voie à une nouvelle ère de stabilité, de coopération et de prospérité pour notre nation, pour la région des Grands Lacs et pour l’Afrique tout entière », a déclaré le Président Tshisekedi exprimant sa gratitude aux USA pour leur engagement en faveur de la paix et le Qatar pour ses bons offices.
« Nos remerciements les plus sincères vont au président Donald Trump pour son implication personnelle dans ce processus de pacification porteur d’espérance. Son leadership a permis de réunir les parties autour d’une vision commune. J’adresse également mes vifs remerciements à l’État du Qatar pour ses bons offices et particulièrement au Cheik Tamim Ben Hamad Al-Thani, dont la médiation discrète et efficace a contribué à rapprocher les positions et d’ouvrir un dialogue sincère entre notre pays et le Rwanda. Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à deux dignes fils de l’Afrique dont l’engagement déterminant a largement contribué à porter la tragédie sécuritaire que traverse la RDC à l’attention de la communauté internationale. Grâce à leur implication active dans le processus de Luanda et de Nairobi, son Excellence Joao Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d’Angola, et son Excellence Uhuru Kenyatta, ancien président de la République du Kenya, ont su mobiliser les consciences et renforcer la visibilité de la cause congolaise sur la scène régionale et internationale », a-t-il précisé.
Pour le Chef de l’Etat congolais, loin d’être un simple document, cet accord est une promesse de paix pour les populations de Goma, Bukavu, Ruchuru, Masisi, Nyiragongo, Lubero, Ituri et de toutes les localités martyrisées par la guerre.
« Ce processus diplomatique s’articule également avec les discussions en cours à Doha au Qatar », a ajouté Félix Tshiseked.
Il a réaffirmé sa détermination à rétablir pleinement l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et œuvrer à l’instauration d’une paix réelle, durable et partagée dans toute la sous-région.
« Les attentes de nos populations sont immenses, notamment celles de l’Est du pays qui ont trop longtemps souffert. Nous abordons donc cette ultime phase du processus avec détermination, dans le respect de notre souveraineté et des aspirations légitimes de notre peuple », a-t-il martelé.
De plus, le Président Tshisekedi a souligné que ces avancées diplomatiques s’inscrivent dans une dynamique plus large de reconquête et de l’affirmation de la souveraineté congolaise, de redéploiement de son influence et de reconstruction de la confiance internationale envers la RDC.
Il a mis en exergue la récente élection de la RDC comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2026-2027, une première depuis 34 ans.
« Ce mandat n’est pas un honneur protocolaire, c’est une responsabilité politique et morale que nous porterons avec dignité en faveur de la paix, du multilatéralisme et des intérêts du continent africain. Mes très chers compatriotes, l’accord signé à Washington ouvre des perspectives inédites. Il augure une ère de paix durable, de coopération régionale et de prospérité partagée. Il nous engage à reconstruire nos communautés, à revitaliser nos économies et à restaurer la dignité de chaque Congolais. Mais cette paix, aussi précieuse soit-elle, reste fragile », a indiqué Tshisekedi appelant à un engagement tous azimuts pour la consolidation de cette paix.
Dans ce le cadre de ce processus, la commandant suprême des forces armées congolaises a annoncé le début de la démobilisation, la réinsertion conditionnelle et au cas par cas des ex-combattants à travers le PDDRCS. Ce processus devait aboutir à la reconstruction des régions jadis affectées par les conflits armés.




















































