Malgré le calme précaire observé sur la ligne de front, la coalition rebelles Alliance Fleuve Congo ( AFC), Mouvement du 23 mars ( M23) et l’armée rwandaise ( RDF) continue à semer la terreur dans les zones sous influence dans les provinces du Nord et Sud-Kivu.
Le lundi 23 juin dernier, les rebelles ont exécuté sommairement 17 civils, dimanche 22 juin aux environs de 18h30 au village de Munzinzi, en chefferie de Ngweshe,, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
Selon un communiqué des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), la coalition RDF/AFC/M23 a également incendié plusieurs maisons.
« La population civile terrorisée a été obligée de se réfugier dans les positions militaires les plus proches », indique un communiqué de l’armée congolaise signé par son porte-parole, le général Sylvain Ekenge qui précise que la population est accusée de collaborer avec les Forces armées et les Wazalendo après l’échec et des pertes « énormes » subis dans ses tentatives d’attaques contre les positions des forces loyalistes.
Dénonçant un pogrom, les forces armées de la République Démocratique du Congo ont appelé la population à la vigilance.
Dans un récent communiqué, le ministère de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a accusé l’armée rwandaise et ses supplétifs de commettre d’actes graves portant atteinte à l’intégrité du territoire national dans les territoires occupés des provinces du Sud-Kivu et du Nord-Kivu notamment des assassinats, bombardements aveugles, tortures, viols, enlèvements et pillages.
Les faits les plus récents sont les suivants :
- Plus de 289 cas d’assassinats et d’exécutions sommaires, 102 cas de viols, plus de 270 cas de tortures corporelles, des centaines de personnes disparus, ainsi que des milliers cas de recrutements forcés, d’arrestations arbitraires dans des conditions inhumaines, et de pillages ont été enregistrés entre le 9 mai et le 16 juin 2025 dans les zones sous occupation.
- Le fait le plus saillant demeure le massacre de plus de 100 personnes et l’incendie de centaines de maisons dans le territoire de Rutshuru, chefferie de Bwito dans les groupements de Bukombo, Tongo et Bambo ;
- Traque des citoyens congolais assimilés aux FDLR, en vue de leur déportation vers le Rwanda ;
- Imposition d’une administration parallèle, matérialisée par la nomination d’un Gouverneur au Sud-Kivu, de cheís de centres et de chefs de cellule ;
- Transplantation de populations rwandaises dans les zones sous occupation, avec la nomination parallèle d’un responsable de la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) au Nord-Kivu, en la personne de Monsieur MWIGIMBA Jean Damascène, chargé d’organiser l’opération de repeuplement et la traque de réfugiés pourtant détenteurs d’un statut protégé.




















































