Le gouvernement de la République démocratique du Congo impulse un vent de renouveau à la société minière Anhui Congo Investissement (SACIM), implantée à Miabi, dans la province du Kasaï Oriental.
Ravagée par une crise profonde qui menace sa survie, malgré une production mensuelle avoisinant les 250.000 carats de diamants, SACIM est actuellement l’ombre d’elle-même suite à des contraintes réglementaires illégales prises avant l’avènement de l’actuel gouvernement et qui, affectaient sa capacité à commercialiser librement sa production.
« Le problème majeur qui entravait l’émergence de cette société était la restriction de la commercialisation de son diamant », indique le ministre des Mines, Kizito Pakabomba qui rappelle qu’en date du 22 février 2022, sa devancière Antoinette Nsamba Kalambayi avait pris un arrêté qui imposait à la SACIM de vendre ses diamants exclusivement à un nombre restreint d’acheteurs Congolais agréés par le Centre d’Expertise, d’Evaluation et de Certification (CEEC).
Cependant, le ministre Pakabomba souligne que cette limitation est responsable de la baisse des revenus avec comme conséquence des retards de paiement des salaires, avec des arriérés atteignant jusqu’à 13 mois.
« Cette situation a provoqué des manifestations des travailleurs et menacé la stabilité sociale dans cette partie du pays », a-t-il fait savoir lors de la traditionnelle réunion du Conseil des ministres du vendredi 20 dernier.
Face à ce tableau peu reluisant, le ministre des Mines a proposé, après l’évaluation de la situation opérationnelle, managériale et sociale de la SACIM, une kyrielle de mesures d’encadrement pour sa relance. Parmi ces mesures figure l’abrogation de l’arrêté susmentionné afin de rétablir de la liberté de commercialisation des diamants.
« Pour apporter une solution à cette situation, un Arrêté Ministériel a été pris le 02 juin 2025 afin de rétablir la liberté de commercialisation des diamants, conformément aux dispositions du Code minier », a déclaré Kizito Pakabomba.
Specialisée dans la production et vente des diamants, cette société minière a longtemps fait face à des mesures lui imposées par le ministère congolais des Mines.
En février 2025, SACIM menaçait de fermer définitivement en raison de difficultés liées aux restrictions imposées sur la vente de ses pierres précieuses.
En plus d’être limitée à seulement quatre acheteurs, conformément à l’arrêté ministériel n°00049/CAB.MIN/MINES/01/2022 du 22 février 2022, sous l’encadrement du Centre d’Expertise, d’Évaluation et de Certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC), l’entreprise a vu le prix de vente du carat chuter de 12 à 8 dollars.




















































